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Gemalto reconnaît les attaques

©REUTERS

Le fabricant de cartes SIM Gemalto a confirmé ce mercredi avoir subi plusieurs attaques sophistiquées. Jusqu'à présent, le groupe franço-néerlandais n'avait pas encore clairement communiqué sur la question. Il dément tout vol massif mais parle de "quelques cas exceptionnels".

Gemalto  a présenté ce mercredi les résultats de ses investigations sur le piratage massif dont il a été victime en 2010 et 2011. Le numéro un mondial de la carte sim et spécialiste de la sécurité numérique a détecté deux attaques particulièrement sophistiquées qui pourraient être reliées à l'opération des services de renseignement américain et britannique.

Sur la même période, Gemalto a aussi détecté plusieurs tentatives d'accès aux ordinateurs de ses collaborateurs de la part de la NSA et, de son équivalent britannique, le GCHQ. Pour autant, Gemalto n'a pas l'intention de poursuivre en justice les Etats-Unis et le Royaume-Uni.

"Les faits sont difficiles à prouver au sens juridique et (...) attaquer un Etat est coûteux, long et assez aléatoire. La conclusion est que, non, on ne va pas prendre d'action juridique"
Olivier Piou
CEO de Gemalto

Attaques limitées à la 2G

©AFP

Olivier Piou, le CEO de Gemalto a également quasiment exclu des complicités internes au sein de ses 12.000 collaborateurs. Selon le groupe, les données volées ne sont exploitables que dans les réseaux de deuxième génération (2G). Autrement dit, le data - comme les e-mails ou l'échange de fichiers - n'a pas été affecté.

Gemalto, qui compte parmi ses clients plus de 400 grands opérateurs, dont Proximus, Mobistar et Base, estime que le préjudice financier de cette affaire ne devrait pas être significatif. Les explications de la direction du groupe ont par ailleurs été bien accueillies par les investisseurs. A la mi-journée, le titre progressait de près de 3% à la bourse d'Amsterdam.

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