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Guillaume Boutin: "Je veux que Proximus devienne un opérateur de référence en Europe"

Guillaume Boutin, le nouveau patron de Proximus s'est dit "conscient" du fait qu’il fallait "reconstruire le dialogue" avec les partenaires sociaux, devant le parlement ce mardi. ©Photo News

Le nouveau patron de Proximus passait son grand oral devant les parlementaires ce mardi. Il a notamment évoqué ses ambitions, le déploiement de la 5G et ses contacts avec les partenaires sociaux. Pour une vision stratégique concrète, il faudra toutefois encore attendre.

En cette période d’examens, c’était l’heure du premier grand oral pour Guillaume Boutin, le nouveau CEO de Proximus. Comme le veut la tradition pour les nouvelles nominations de ce niveau en entreprises publiques, les parlementaires avaient convoqué le nouveau patron à se présenter, faire l’état des lieux chez Proximus et évoquer les perspectives de l’entreprise.

Sur les cinq dernières années, Proximus s’est assez bien porté. Je peux donc m’appuyer sur des solides bases pour devenir un opérateur de référence en Europe, ce qui est mon objectif.
Guillaume Boutin
CEO de Proximus

 L’oral du jour s'est tenu en commission Mobilité de la Chambre. Pour l’occasion, le nouveau patron de Proximus était accompagné de Stefaan De Clerck, le président du conseil d’administration de l'opérateur télécom. Habitué de l’exercice, ce dernier a été le premier à se lancer et a débuté la présentation en revenant notamment sur le processus de sélection de Guillaume Boutin.

Trop tôt pour parler de stratégie

Ensuite, ce fut rapidement au tour du nouveau patron de prendre la parole. Et Boutin d'annoncer directement la couleur. "Étant à la tête de Proximus depuis 17 jours, vous comprendrez qu’il est encore trop tôt pour évoquer la stratégie que je souhaite mettre en place", a-t-il lancé. "Sur les cinq dernières années, Proximus s’est assez bien porté. Je peux donc m’appuyer sur des solides bases pour devenir un opérateur de référence en Europe, ce qui est mon objectif."

Sa présentation aura été sans surprise et assez lisse. Les yeux constamment accrochés à ses notes, le CEO s'est contenté de retracer les différentes grandes étapes de ces derniers mois. Il est revenu sur les différents produits lancés récemment par Proximus et, évidemment, sur la situation sociale difficile au sein du groupe. "Malgré les bons résultats, on constate que le mouvement est encore trop lent pour répondre à l’évolution de la demande de nos clients. Nous sommes de plus sur un marché très difficile. J’ai eu l’occasion d’avoir des premiers contacts avec les partenaires sociaux. Le plan adopté est le résultat d’efforts de part et d’autre. Je suis conscient qu’il faut reconstruire le dialogue. On va s’y atteler", a expliqué Guillaume Boutin.

Internet rapide pour tout le monde

Il faut absolument ne pas prendre trop de retard dans le déploiement de la 5G.
Guillaume Boutin

Une fois sa présentation terminée, l’heure était aux questions des parlementaires et ils ont dégainé sur tous les fronts. Attaqué sur les zones blanches toujours existantes, le patron de Proximus a répliqué à coup d’objectifs. "Cela ne se fera pas dans les deux ou trois ans mais notre ambition est de couvrir à 100% le territoire avec un internet rapide. Cela engendrera des investissements jamais vus".

Avec, donc, un dividende revu à la baisse pour les financer? La question est posée mais le patron l’évite soigneusement. "Je ne peux encore rien dire aujourd’hui car cela fera partie de la stratégie à long terme qui doit encore être définie. Pour ce point, je vous invite donc à la fin du premier trimestre de l’année prochaine".

Mettre en place un dialogue "constructif" sur la 5G

Qui dit investissement, dit forcément déploiement de la 5G. Actuellement, le dossier est au point mort chez nous, la vente du spectre n’ayant toujours pas été organisée et les normes d’émissions étant trop contraignantes pour imaginer un déploiement à Bruxelles. "Il faut absolument ne pas prendre trop de retard dans le déploiement de la 5G car on n’imagine pas encore quelles sont toutes les conséquences positives qu’aura la nouvelle technologie", a lancé Guillaume Boutin.

"Il faut donc très rapidement mettre en place un dialogue constructif avec la région", a ajouté le patron avant de glisser, entre les lignes, sa position par rapport à la législation régionale actuelle. "À l’heure où l’environnement est devenu une priorité, cela ne semble pas compatible avec des normes tellement exigeantes qu’elles entraînent l’installation de beaucoup plus d’antennes que nécessaire."

Le salaire de Monsieur Boutin est totalement justifiable. Le rôle de PDG de Proximus engendre des responsabilités gigantesques.
Stefaan De Clerck
Président du conseil d'administration de Proximus

Des prix et un salaire "justifiés"

Guillaume Boutin a finalement terminé son oral en défendant la politique de prix de Proximus. "Entre 2008 et 2019, le prix du panier moyen est passé de 100% à 122%. Celui de l’énergie à 135% et celui des télécoms à 104%. L’évolution est donc relative d’autant plus qu’en parallèle, l’investissement a été important et que le service est de bien meilleure qualité", avance le patron.

©BELGA

Il a ensuite encore été question du salaire que percevra Guillaume Boutin. Ce sera donc 500.000 euros, soit 23.000 de moins que pour Dominique Leroy. "Une convergence avec son précédent contrat est également prévue avec un bonus prévu en fonction des résultats", a précisé Stefaan De Clerck. "Le salaire de Monsieur Boutin est totalement justifiable. Le rôle de PDG de Proximus engendre des responsabilités gigantesques. J’ai un respect total pour la fonction qui n’est pas simple du tout. Nous avons déjà eu l’occasion de parler avec le Ministre précédemment des niveaux de salaires. Il avait confirmé que ce niveau salaire était conforme à ses attentes", a ajouté le président du CA.

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