Iliad, un million de clients en 50 jours en Italie

Le groupe de télécoms français Iliad a été fondé par l'homme d'affaires Xavier Niel. ©IMAGEGLOBE

Alors que les spéculations vont bon train sur le nom du potentiel acteur européen lorgnant le marché mobile belge, la percée italienne du groupe français – parmi les candidats possibles – est, elle, un franc succès.

Le succès ne s’est pas fait attendre pour Iliad  . Sept semaines seulement après son arrivée dans le mobile en Italie, le groupe français de télécoms a déjà attiré un million de clients, a-t-il fait savoir courant de semaine dans un communiqué.

En cause? Un forfait unique à 5,99 euros par mois pour 30 GB de data, couplés aux appels et SMS en illimité. Une offre qui a tellement bien marché que l’entreprise entend la prolonger pour les 200.000 prochains abonnés.

5,99 €
Free a investi le marché italien avec une offre à prix plancher de 5,99 €, pour 30 Gb de data et les appels et SMS illimités.

Côté Bourse, les marchés ont salué la performance, le titre Iliad prenant plus de 8% ce jeudi, signe qu’un opérateur qui veut véritablement casser les prix sur un marché a de quoi plaire.

Avant la Belgique?

Côté belge, ces résultats ravivent les braises des discussions enflammées sur l’hypothèse d’un quatrième opérateur de réseau en Belgique, Iliad figurant parmi les candidats de l’ordre du possible pour une entrée sur le marché, profitant de la vaste mise aux enchères du spectre qui se tiendra en 2019, dossier chaud au cours duquel un acteur européen a fait montre d’un intérêt auprès du régulateur, comme nous l’évoquions mi-juin dans ces pages.

"Il n’est pas impossible que le dossier soit mis à l’ordre du jour dans les prochains jours."
Source proche du dossier

En effet, après avoir obtenu les résultats d’une analyse d’impact d’une telle arrivée, le politique pourrait accélérer la marche en établissant les conditions à une telle arrivée. "Il n’est pas impossible que le dossier soit mis à l’ordre du jour dans les prochains jours", nous glisse une source proche du dossier. Un développement qui fait suite à des réunions "à plusieurs reprises" entre cabinets pour étudier la question qui comporte encore des zones d’ombre.

Interrogé, Alexander De Croo, ministre des Télécommunications Open Vld, dit pour sa part ne pas avoir grand-chose à rajouter, si ce n’est que "ce qui se passe en Italie est parfaitement possible ici" en Belgique. Une hypothèse qu’il a appelée de ses vœux à plusieurs reprises ces dernières semaines, déclenchant une levée de boucliers de la part de Proximus, Telenet et Orange. Leur message est clair: s’il faut se partager le marché mobile à quatre, les investissements pourraient en pâtir, de même que les emplois et la qualité de service.

Une réalité qui a amené Michaël Trabbia, CEO d’Orange Belgique, à appeler récemment dans L’Echo ce fameux prédateur à sortir du bois "s’il est si sérieux". En effet, sans cela, il faudra attendre les dépôts de candidature préalables aux enchères pour connaître le nom de l’intéressé.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité

Contenu sponsorisé

Partner content