"KPN devrait trouver très vite un nouveau CEO"

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C'est l'avis d'un analyste d'ING suite à la décision de KPN ne pas engager Dominique Leroy en tant que CEO comme cela était prévu. Des candidats en interne devraient se manifester.

Très courageusement, KPN a donc décidé de ne pas engager Dominique Leroy pour diriger le groupe comme il avait été convenu. Sous la pression des syndicats, le départ de la patronne de Proximus avait été, rappelons-le, anticipé au 20 septembre. Elle devait prendre ses nouvelles fonctions le 1er décembre.

L’opérateur télécom batave évoque les procédures actuellement en cours en Belgique pour justifier sa décision. Il estime que la durée de celles-ci est peu claire et imprévisible et que ces incertitudes autour du timing ne sont pas dans l’intérêt de KPN et de ses "stakeholders".

Les procédures auxquelles KPN fait allusion sont l'analyse opérée par le gendarme des marchés, la FSMA, et l'enquête du parquet, avec perquisitions à la clé, suite à la vente, le 1er août, d’actions Proximus par Dominique Leroy pour un montant de 285.342 euros. Toute la question est de savoir si la CEO savait déjà qu’elle partait chez KPN le jour où elle a cédé ses titres ce qui pourrait être constitutif d’un délit d’initié.

Coup de théâtre

Ruben Devos de KBC Securities évoque un "coup de théâtre spectaculaire". "Nous avions bien accueilli la nomination de Dominique Leroy vu ses nombreuses années d’expérience dans les télécoms. Elle s’était aussi bâtie une solide réputation dans la communauté des investisseurs."

KPN va donc devoir relancer son processus de recrutement pour se trouver un nouveau CEO. En attendant, c’est l’actuel directeur opératoinnel qui assume ce rôle.

Agir rapidement

Pour David Vagman d’ING, cela pourrait aller assez vite. "KPN semble être capable d’annoncer très rapidement la sélection d’un nouveau candidat. Des candidats en interne devraient toujours être très intéressés", note l’analyste. "Après la saga Leroy, le conseil de surveillance pourrait être tenté de mettre un terme le plus vite possible à l’incertitude liée à cette nomination."

Avant que le nom de Dominique Leroy ne soit cité pour prendre la tête de l'opérateur batave ceux de Jan Kees de Jager, ancien ministre et actuel directeur financier de KPN et de Joost Farwerck son directeur opérationnel circulaient déjà.

Bloomberg rappelle, de son côté, que le nouveau CEO devrait continuer à sabrer dans les coûts et trouver de nouvelles sources de revenus. Même après une certaine consolidation, le marché continue d’être difficile. Le groupe a été confronté à une migration de clients ce qui a exacerbé la faiblesse des ventes dans certains départements.

En fin de matinée, le titre KPN reculait de 1% à 2,85 euros et celui de Proximus de 1% à 27 euros. L'indice sectoriel européen cédait, pour sa part, 0,12%. 

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