L'international pèse sur Proximus

Dominique Leroy, CEO de Proximus. ©Photo News

L'opérateur télécoms Proximus a renforcé sa base de clients au deuxième trimestre et a confirmé ses objectifs pour l'année en cours. Sa filiale BICS, par contre, se porte moins bien.

Pour le deuxième trimestre de son exercice, Proximus se félicite de la croissance solide de sa base clients. Son offre convergente Tuttimus/Bizz All-In comptait 255.000 clients à la fin juin contre 192.000 trois mois plutôt. La base totale de ses clients mobiles s’élevait, pour sa part, à 6.092.000, soit une hausse de 1,3% en glissement annuel.

Le chiffre d’affaires domestique qui a été affecté, en autres, par le déclin continu enregistré pour les services de voix traditionnels et par l’érosion des ventes en mobile pré-payé est, au niveau sous-jacent, pratiquement stable à 1,105 milliard d’euros (+0,3%) en ligne avec les estimations des analystes financiers (1,110 milliard). Au niveau de l’ensemble du groupe, il atteint 1,417 milliard en baisse de 2,9% et en dessous des attentes (1,453 milliard)

Nos résultats financiers au premier semestre de 2017 sont globalement conformes à nos attentes. C'est pourquoi nous confirmons nos prévisions pour l'ensemble de l'année, avec un Ebitda du groupe en légère augmentation et un chiffre d'affaires domestique pratiquement stable.
Dominique Leroy
CEO de Proximus

La marge directe, pour sa part, (chiffre d’affaires moins les coûts et charges) se contracte sur ses marchés domestiques de 1,2% au cours de la période sous revue à 834 millions d’euros. Elle atteint 901 millions au niveau du groupe (-1,1%). La contribution plus élevée à la marge de la TV, des données fixes et de l'ICT a été neutralisée par un effet prix de -10 millions d'euros causé par la réglementation sur le roaming out, l'augmentation des coûts commerciaux pour les appareils mobiles et l'attrition continue de la voix fixe, explique l’opérateur télécoms.

L’Ebitda sous-jacent pour l’ensemble des activités affiche une progression de 0,4% à 464 millions d’euros un peu en-deçà des estimations de 467 millions d’euros. Enfin, le bénéfice net est stable à 126 millions d'euros.

Bics déçoit

De son côté, BICS la filiale de Proximus qui poursuit sa transformation en acteur digital international affiche un Ebitda en baisse de 8,4% à 34 millions d’euros en raison de la hausse des dépenses. Son chiffre d'affaires se contracte de 13% à 312 millions d'euros largement en-dessous des 343 millions attendus par les analystes. Dans les premiers échanges ce matin à la Bourse de Bruxelles, Proximus perdait plus de 3%

Pour l’ensemble de l’année, le groupe dirigé par Dominique Leroy confirme ses prévisions. L'entreprise devrait clôturer l'année sur un chiffre d'affaires domestique pratiquement stable et un Ebitda en légère augmentation au niveau du groupe, soutenu par son plan de réduction des coûts.

Investissement d'un milliard

Proximus qui a déjà investi 502 millions d’euros au premier semestre compte atteindre le montant d’un milliard d’euros en 2017 abstraction faite des droits de diffusion des matchs de la Jupiler Pro Ligue payés au cours du premier semestre. Ces investissement servent à optimiser les réseaux fixe et mobile de Proximus (comme le lancement de "La fibre en Belgique" dans quatre villes du pays), à enrichir l'offre de divertissement et à déployer des projets de transformation et de simplification qui contribuent à réduire les coûts, détaille le groupe.

©Proximus

 

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