L'internet des objets de Telenet pointe le nez à l'aéroport de Charleroi

Une app a notamment été créée pour guider le voyageur dès son entrée dans l’aéroport jusqu’à son avion. ©Photo News

Les deux entreprises ont fait le point sur les évolutions technologiques intégrées au sein de l’aéroport, un an après l’annonce de leur partenariat. Après le parking intelligent et la gestion des flux, les partenaires vont désormais s’attaquer à la logistique.

Tout juste un an après, les dirigeants de Telenet et de l’aéroport de Charleroi étaient à nouveau réunis ce mercredi, à deux pas du tarmac. Fin octobre 2018, l’opérateur télécom flamand et l’aéroport wallon annonçaient fièrement la mise en place d’un partenariat. Celui-ci a pour objectif de faire de Brussels South Charleroi Airport un espace 3.0.

Pour atteindre son objectif, ce dernier compte sur l’expertise dans le domaine de l’IoT (Internet of Things) de l’opérateur flamand qui, de son côté, s’y retrouve en faisant de l’aéroport un laboratoire géant pour ses technologies en développement. À l’époque de l’annonce du partenariat, les intentions étaient multiples avec notamment l’ambition de mettre en place un parking intelligent et de développer une meilleure gestion de foule sur base des données collectées.

"Les données nous permettent de mieux percevoir les déplacements de la foule dans l’aéroport et donc d’adapter notre service."
Laurent Blanchart
Directeur marketing de l’aéroport de Charleroi

Un peu plus de 365 jours après, l’heure est donc venue de faire un premier bilan. Les premiers tests pour le smart parking sont actuellement menés sur le P1. Une application pour smartphone a notamment été lancée, intégrant une série de nouveaux services, comme la réservation, le paiement en ligne et la reconnaissance des plaques d’immatriculation, permettant le fonctionnement automatique des barrières. "C’est le tout début. Nous avons d’autres services qui vont progressivement s’ajouter", glisse Christophe Lemaitre, directeur des partenariats IoT chez Telenet.

L’opérateur télécom a ainsi mis en place 500 caméras à partir desquelles de nouvelles applications pourront voir le jour. "Il sera bientôt possible, via l’app, de surveiller sa voiture. Nous allons également développer un système de notifications envoyées directement à l’utilisateur lorsque les feux clignotants de son véhicule s’enclenchent. Par exemple, s’il a été accroché", illustre le spécialiste IoT.

L’autre priorité de l’aéroport était portée sur la gestion des voyageurs, directement au sein de l’aéroport. "Pour cet aspect, nous avons développé une technologie, toujours dans l’app, permettant de guider avec précision le voyageur dès son entrée dans l’aéroport et jusqu’à son avion", explique Laurent Blanchart, le directeur marketing de l’aéroport de Charleroi. "Là aussi, d’autres services sont également prévus, comme la possibilité pour le voyageur d’acheter un pass fast line, s’il constate qu’il risque de manquer son vol", précise-t-il.

Améliorer le service grâce aux données

La relation avec Telenet a également permis à l’aéroport de donner un coup de neuf à son réseau wifi. L’installation wallonne profite aussi du partenariat pour exploiter une série de données glanées par l’opérateur. "Elles sont toutes anonymisées, précise d’emblée Laurent Blanchart. Elles nous permettent de mieux percevoir les déplacements de la foule dans l’aéroport et donc d’adapter notre service. Ces infos sont utiles pour rediriger du personnel dans des zones avec plus d’affluence, par exemple."

"Nous avons aussi d’autres données qui nous permettent de mieux connaître nos utilisateurs et savoir d’où ils viennent et lesquels sont des clients fidèles."
Laurent Blanchart

Il ajoute: "Nous avons aussi d’autres données qui nous permettent de mieux connaître nos utilisateurs et savoir d’où ils viennent et lesquels sont des clients fidèles. En réalité, cela remplace de manière plus efficace les enquêtes de terrain." Visiblement ravies de ce partenariat, les deux entreprises comptent bien poursuivre leurs recherches communes dans l’IoT. "Nous allons désormais mettre le focus sur la partie logistique avec trois nouveaux projets", précise Christophe Lemaitre.

"Le premier permet d’analyser les vibrations des moteurs des tapis roulants qui apportent les bagages. Nous pouvons, avec ces données, anticiper les pannes et faire donc de la maintenance prédictive. Nous avons aussi un projet de monitoring. L’idée est de tracer des objets comme les extincteurs ou les chaises roulantes disponibles pour les passagers. Le dernier focus sera sur les pushbacks qui déplacent les avions. Leur gestion est encore très peu digitalisée. Il y a donc des possibilités pour améliorer leur exploitation". Entre vingt et trente travailleurs issus des deux sociétés sont impliqués dans ce partenariat encore prévu pour au moins quatre années.

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