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L'offre de Telenet sur Brutélé ravive les appétits bruxellois

Pour Christophe Magdalijns, le bourgmestre faisant fonction d'Auderghem, "toute offre digne de ce nom doit être acceptée". ©Laurie Dieffembacq

Les plus de 300 millions d'euros mis sur la table des administrateurs par Telenet relancent les divergences entre les communes concernées.

Telenet a donc réaffirmé son intention de mettre la main sur le réseau de Brutélé, une intercommunale birégionale qui regroupe 24 communes wallonnes et six communes bruxelloises. Une offre chiffrée entre 330 et 360 millions d’euros a été faite au CA de Brutélé (VOO) il y a plusieurs semaines, confirmait-on à bonnes sources mercredi suite aux informations de L’Echo. Une banque d’affaires a même été sollicitée pour l’accompagner dans un processus d’évaluation de la valorisation de l’institution.

"Toute offre digne de ce nom doit être acceptée."
Christophe Magdalijns
Bourgmestre ff d’Auderghem

Ce nouvel épisode risque de raviver les divergences de vue parmi les communes actionnaires de l’intercommunale. Quatre des six communes bruxelloises (Evere, Saint-Gilles, Woluwe-Saint-Pierre et Auderghem) ne cachent pas leur volonté de vendre. Leurs arguments sont connus de longue date. "Nous n’avons pas vocation, en tant que commune, à rester dans ce secteur utraconcurrentiel", répète Benoît Cerexhe, bourgmestre cdH de Woluwe-Saint-Pierre qui s’attend à de lourds investissements à consentir en cas de maintien de Brutele dans un giron public. "Toute offre digne de ce nom doit être acceptée", plaide Christophe Magdalijns (DéFI), bourgmestre ff d’Auderghem. Boris Dilliès, son homologue MR d’Uccle, se dit "ouvert au débat" en attendant une analyse plus fine de l’offre de Telenet.

Du côté d’Ixelles, on tient à rester prudent, faute de décision du collège et du conseil communal. L’échevine Nathalie Gilson (MR), par ailleurs vice-président de Brutélé, rappelle que l’offre de Telenet est non liante. "En cas de vente, nous devrions organiser une mise en concurrence", explique-t-elle.

Côté wallon, on semble plus réticent à l’idée de vendre, notamment parce que certaines communes concernées devraient renoncer à leurs dividendes alors qu’une recette exceptionnelle issue de la vente serait automatiquement affectée à une réduction de leur dette. Ce n’est pas le cas à Bruxelles où les communes actionnaires rêvent d’un joli jackpot depuis plusieurs années.

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