La direction de Proximus retouche son plan social

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Après le passage en force de mercredi, la direction de Proximus a proposé quelques concessions aux syndicats. Le clash social est momentanément évité.

Retour à la case départ. Après des mois d’informations et de négociations, syndicats et direction de Proximus se sont une nouvelle fois retrouvés ce jeudi autour de la table des négociations. La rupture paraissait atteinte mercredi, deux des trois syndicats ayant refusé le plan social en votant "non" en commission paritaire. La CGSP et la CSC avaient été très claires: si la direction tentait un passage en force, ce serait la guerre sociale.

Malgré les menaces, le conseil d’administration a décidé mercredi soir d’activer le fameux article 35 de la loi de 1991 sur les entreprises publiques, qui permet de casser une décision prise en commission paritaire. La direction a laissé une porte ouverte en proposant de poursuivre les négociations sur les points de discorde. L’objectif à terme est de pouvoir se passer du fameux article controversé.

CSC et CGSP obtiennent des avancées, notamment sur l’aménagement de fin de carrière des travailleurs de plus de 58 ans.

Les débuts de ce nouveau tour de négociation auront finalement pris pratiquement une journée, dans un climat teinté d’amertume. La CSC et la CGSP stigmatisent le "passage en force" de la direction, lui reprochant d’avoir "bypassé" le dialogue social.

Au final, CSC et CGSP obtiennent quelques avancées, notamment sur l’aménagement de la fin de carrière des travailleurs de plus de 58 ans devant effectuer des tâches lourdes. La garantie d’emploi est par ailleurs prolongée de six mois (de juin à décembre 2021). En ce qui concerne les pertes d’emplois, le nombre de licenciements secs pourrait être réduit en fonction du nombre de départs volontaires. Une proposition qui laisse la CGSP de marbre. "Il est impossible de mettre un chiffre sur cette proposition qui se base sur des spéculations", lance Laurent Malengreau (CGSP).

La direction présentera lundi la version amendée des textes qui doivent être validés le 9 décembre. Entre-temps, les syndicats consulteront leur base. "Si le plan de la direction doit être imposé, les améliorations obtenues, c’est toujours ça de gagné", dit Laurent Malengreau.

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