La suppression de la taxe pylône prolongée de deux ans

La Région continuera d'inviter les communes à ne pas réclamer de taxes locales sur les pylônes dans leur entité. ©BELGAIMAGE

Les opérateurs télécoms et la Wallonie ont trouvé un nouvel accord sur l’épineuse question de la taxe des pylônes. Sa suppression est maintenue pour deux ans supplémentaires contre 11 millions d’investissements supplémentaires des opérateurs.

La Taxe sur les pylônes n’est pas près de revoir le jour en Wallonie. Le gouvernement wallon a annoncé ce jeudi son intention d’en maintenir sa suppression pour au moins encore les deux prochaines années. En parallèle, la région annonce également qu’elle continuera à recommander aux provinces et communes de ne pas imposer de taxes locales sur les installations des opérateurs.

Comme pour le premier accord, le geste ne se fera évidemment pas sans contreparties. Les opérateurs télécoms s’engagent de leur côté à investir 11 millions d’euros supplémentaires "au profit de l’amélioration de la couverture mobile de la Wallonie, mais aussi à soutenir la transformation numérique des pouvoirs locaux", assure la Région wallonne dans un communiqué. Lors de l'accord précédent, couvrant la période 2017-2019, la Région wallonne avait négocié 60 millions d'investissements de la part des opérateurs. Un montant bien plus élevé, car il tenait compte des précédents litiges opposants les opérateurs et l'institution publique.

"Le précédent protocole d’accord a permis d’atteindre les objectifs qui étaient initialement prévus en termes de couverture de zones."
Willy Borsus
Ministre wallon de l'Economie du numérique et de l'Urbanisme

Avec cette manière de fonctionner, l’entité publique semble enfin trouver son compte dans ce vieux dossier. "Le précédent protocole d’accord a permis d’atteindre les objectifs qui étaient initialement prévus en termes de couverture de zones. Nous souhaitons que cette nouvelle convention s’inscrive directement dans cette dynamique", assure Willy Boursus dans le communiqué.

Dossier épineux

La question de cette taxe est sujette à débat depuis des années. Instaurée lors de l’avènement du GSM, elle fut largement contestée par les opérateurs estimant que le déploiement du réseau relevait d’un service public. Les taxes communales étaient ainsi systématiquement impayées par les acteurs du marché, préférant à chaque fois les contester. Après d’innombrables retournements de situation, la Wallonie renonça finalement en 2016 à la formule initiale de la taxation. En 2015, la taxation avait pourtant rapporté plus de 70 millions d’euros à la Région wallonne.

Vivement critiquée par les opérateurs, elle l’était aussi par d’autres acteurs du marché. A l’époque où il était ministre en charge des Télécoms, Alexander De Croo s’était d’ailleurs montré à plusieurs reprises favorable à sa suppression, estimant qu’elle pouvait ralentir les investissements des opérateurs.

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