Le groupe Proximus se féminise

Après Dominique Leroy à la tête du groupe Proximus, sa division Scarlet sera également dirigée par une femme. Sandrine Desseille succède à Bruno Delhaize.

La direction du groupe Proximus continue sa féminisation. Après Dominique Leroy, à la tête de Proximus, c'est au tour de l'opérateur à petit prix, Scarlet, d'accueillir une femme à sa tête. Sandrine Desseille va donc succéder dès ce 1e septembre à Bruno Delhaize, indique-t-on au sein du groupe, confirmant une information de la Libre Belgique.

Après six années à la direction, ce dernier quitte le giron de Proximus pour rejoindre l'Américain Cable & Wireless. 

21 années d'expérience

©Photos LinkedIn

Sandrine Desseille n'est pas une novice dans le secteur des télécoms. Diplômée en sciences politiques de l'UCLouvain, avec un bachelier en relations économiques et internationales, cette Liégeoise de 45 ans oeuvre dans l'entreprise télécoms depuis 21 ans avec notamment un passage au département marketing et commercial. Elle occupait jusqu'ici le poste de responsable des ventes directes pour les entreprises bruxelloises et wallonnes

Un employé heureux fait un client heureux qui fait un CEO heureux qui fait un... actionnaire heureux. Voilà le cercle vertueux que j'aspire à mettre en place.
Sandrine Desseille
CEO de Scarlet

"J'ai deux fils rouges dans ma carrière", explique-t-elle. "Tout d'abord le client. Et donc la compréhension de ses besoins qui évoluent très vite dans notre secteur. Et enfin humain. Transcender les talents individuels pour tirer l'ensemble vers le haut, j'adore ça. Un employé heureux fait un client heureux qui fait un CEO heureux qui fait un... actionnaire heureux. Voilà le cercle vertueux que j'aspire à mettre en place."

Scarlet, une formule gagnante 

Comment voit-elle évoluer Scarlet? D'emblée, elle précise que l'opérateur ne changera pas de stratégie, à savoir être l'opérateur "le moins cher du marché" avec des services essentiels permettant une accessibilité digitale pour tous. "Un abonnement GSM à 8 euros, Internet pour 23 euros: voilà notre ADN."

Quant à un éventuel basculement vers une offre illimitée, Sandrine Desseille affirme qu'il sera difficilement concevable de maintenir de tels tarifs avec une telle offre. "On ne vise pas l'abondance, mais avoir une bonne offre au bon prix."


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