Le plan "shift to digital" de Proximus sera rejeté

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Après la CGSP, c’est au tour de la CSC d’annoncer son intention de voter contre le plan stratégique de Proximus en commission paritaire mercredi. Même si la SLFP a décidé qu'elle votera pour, la direction sait donc déjà qu’elle n’aura pas la majorité des 2/3 nécessaire.

Les premiers jours du prochain CEO à la tête de Proximus s’annoncent intenses. En attendant son nom, qui devrait être confirmé mercredi, on sait déjà qu’il devra faire face à une première situation pour le moins difficile: le rejet du plan stratégique "shift to digital", négocié depuis des mois avec les syndicats. Le vote se tiendra en commission paritaire mercredi.

Une majorité des 2/3 est nécessaire pour valider le projet. Sur les 18 voix, neuf reviennent à la direction. Elles sont donc à priori assurées. Restait donc à savoir comment allaient se positionner les syndicats disposant des neuf autres voix ( 4 pour la CSC, 3 pour la CGSP et 2 pour la SLFP).

Avec sept voix "contre", le plan est déjà assuré d’être rejeté.

La semaine dernière, la CGSP avait annoncé que, faute de changements importants dans le plan proposé, elle votera contre. Le positionnement de la CSC était donc crucial. Après avoir consulté sa base, le syndicat a annoncé ce lundi en fin d'après-midi qu’il votera également contre. Le syndicat assure que la décision est assez tranchée.

Le syndicat libéral SLFP s'est lui exprimé en faveur du plan. Ces deux voix supplémentaires ne changent toutefois rien au bilan final, le plan étant déjà assuré d’être rejeté.

Le plan pas encore mort

Depuis le début des négociations, les syndicats étaient pourtant parvenus à obtenir plusieurs avancées sociales. Début novembre, il n’était par exemple plus question de 1.900 postes à supprimer comme annoncé en janvier mais plutôt 1.300. Suivant l’intérêt du personnel pour les différents plans de départ proposés (notamment pour le personnel le plus âgé), la direction estimait que 250 licenciements secs seraient à prévoir. Une évaluation trop optimiste pour les syndicats qui craignent jusqu’à 500 suppressions directes de postes. Encore trop donc pour deux des trois syndicats.

Le plan "shift to digital" n’est toutefois pas enterré pour autant. L’article 35 de la loi de 1991 sur les entreprises publiques permet au conseil d’administration, dans le cas d’un plan social, de "casser" une décision prise en commission paritaire. Jusqu’ici, aucune entreprise n’a eu recours à ce système. Pas de quoi rassurer les syndicats pour autant. Selon eux, cette option reste encore crédible.

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