Les 5 sociétés prises en compte par l'IBPT pour l'octroi d'une licence 5G provisoire

L'IBPT va analyser cinq candidatures pour l'obtention d'une licence 5G provisoire en Belgique alors que cette technologie est déjà en place dans de nombreux pays. ©Bloomberg

Les candidatures des trois grands opérateurs télécoms, de Cegeka et d'Entropia ont été jugées recevables par l'IBPT pour l'octroi d'une licence 5G provisoire. Le régulateur va analyser chaque demande individuellement d'ici le 21 avril.

Ils sont donc finalement cinq. Deux mois après avoir annoncé la mise à disposition de bandes de fréquences 5G temporaires, l’IBPT, le régulateur du secteur, a publié ce mardi les candidats recevables pour l’obtention des fameuses bandes passantes.

Sans surprise, les trois acteurs principaux du marché télécom – Proximus, Telenet et Orange – font partie des acquéreurs. Ces derniers avaient d’ailleurs déjà fait part de leurs intentions il y a quelques semaines. Le fournisseur limbourgeois IT Cegeka, actif sur le marché BtoB, ainsi que la société brugeoise Entropia Investments complètent la liste. Les candidats avaient jusqu’au 28 février pour se faire connaître.

L’IBPT précise, dans son communiqué, qu’un sixième candidat s’était porté volontaire, mais que ce dernier a finalement retiré sa candidature le 10 mars dernier.

Si tout se passe bien, les cinq candidats pourront alors se partager les 200 MHz situés entre les fréquences 3,6 GHz et 3,8 GHz.

Consultation publique

L’institut va désormais organiser une consultation publique qui se tiendra durant un peu moins d’un mois. Chaque candidature sera analysée individuellement. Si tout se passe bien, les cinq candidats pourront alors se partager les 200 MHz situés entre les fréquences 3,6 GHz et 3,8 GHz. Cette bande est l’une des rares encore disponible. Étant donné qu'elle est pour le moment inutilisée, le régulateur peut l’exploiter comme il le souhaite, sans devoir passer par un processus de mise aux enchères.

En attendant les fréquences officielles

Ces fréquences sont donc "intermédiaires" dans le déploiement de la 5G chez nous. Elles se situent entre celles de "test", déjà disponibles et exploitées par les trois grands opérateurs (notamment dans le port d’Anvers), et les fréquences officielles, dont la distribution est toujours bloquée par l’absence d’un gouvernement pour organiser la vente. "Nous planchons sur cette solution depuis un certain temps. Nous n’avons rien de mieux à offrir pour le moment mais il fallait agir vu que cela n’évoluait plus", expliquait Michel Van Bellinghen, le président de l'IBPT à l'Echo, début février.

En février dernier, l’IBPT précisait que l’allocation de licences provisoires pourrait permettre techniquement un déploiement dès l’été. Toujours dans son communiqué, le régulateur précise que "les fréquences doivent être mises en service avant le 1er mars 2021". Reste néanmoins toujours la problématique des normes d’émission maximale. À l’heure actuelle, la réglementation en place dans la Région bruxelloise ne permet techniquement pas la mise en place de la nouvelle technologie.

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