Les partenaires sociaux de Proximus s'accordent sur le plan de restructuration

Le plan de restructuration de Proximus a finalement été adopté en commission paritaire après que la CSC ait décidé de le soutenir. ©Photo News

Le plan de restructuration de Proximus a été accepté lors d’un nouveau vote en commission paritaire après que la CSC ait décidé de le soutenir. La direction peut désormais mettre à exécution son "shift to digital" qui prévoit toujours 1.341 suppressions d’emplois

Clap deuxième. Quinze jours après le rejet par deux des trois syndicats du plan de restructuration "shift to digital", les partenaires sociaux de Proximus étaient à nouveau réunis ce lundi pour voter la mise en place du fameux plan annoncé en janvier dernier.

Avec cette nouvelle tentative, la direction espérait obtenir au moins 2/3 des 18 voix et ainsi pouvoir faire passer son plan et éviter des réactions virulentes des syndicats. Et elle a réussi son pari, ayant pu compter, cette fois, sur 15 voix "pour". C'était toutefois loin d’être gagné.

Pour rappel, lors du premier vote, le 27 novembre dernier, seuls les syndicalistes libéraux du SLFP, qui disposent de deux voix, avaient voté en sa faveur. Avec les neuf voix supplémentaires de la direction le nombre de "pour" était insuffisant et le plan fut donc rejeté. 

La direction avait donc décidé d’un passage en force comme le lui permet l’article 35 de la loi datant de 1991 sur la gestion des entreprises publiques. En parallèle, elle avait toutefois laissé ouverte la porte des négociations avec les syndicats pour continuer à discuter les points problématiques.

La CSC change d'avis

Les cartes étaient dans les mains de la CSC qui, avec ses quatre voix, pouvait faire basculer le vote dans un sens ou dans l’autre. Le syndicat a finalement voté "pour" en raison de plusieurs avancées obtenues depuis le dernier vote.

Les plus de 58 ans, actifs dans des activités pénibles, auront désormais la possibilité de passer en mi-temps avec un apport salarial supplémentaire de 400 euros brut. Les syndicats ont également obtenu des garanties supplémentaires concernant la période de mise à niveau du personnel. Deux fois trois mois étaient prévus pour former le personnel. Cette période sera finalement doublée.

À l’heure actuelle, le plan prévoit 1.341 suppressions d’emplois pour, à peu près, autant d’embauches. En attendant de savoir quel sera l'intérêt pour les différentes offres de départ, il est pour l’heure impossible de savoir exactement combien de licenciements secs sont à attendre. La direction table sur environ 250, les syndicalistes craignent jusqu’à 500 licenciements secs.

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