Les syndicats craignent 108 pertes d'emploi chez Proximus

©Dieter Telemans

Les syndicats de Proximus rencontraient à 17h la direction du groupe dans le cadre d’une commission paritaire exceptionnelle. A quoi doivent-ils s’attendre? Certainement pas à une bonne nouvelle. Les syndicats s’inquiètent pour un service composé d’une centaine de personnes et qui pourrait bien disparaître.

L’inquiétude montait ce matin du côté des syndicats chez Proximus. Il y a quelques jours, la direction les a convoqués pour une commission paritaire extraordinaire. Celle-ci est prévue ce jeudi en fin d’après-midi. La direction n’a pas souhaité en dévoiler plus sur son contenu. "Nous ne nous attendons pas à une bonne nouvelle", lance Jean-Claude Philippon, délégué syndical au Syndicat libre de la fonction publique (SLFP). Un seul point devrait être à l’ordre du jour. Celui-ci concernera un "transfert d’activités".

Dans le brouillard depuis une semaine, les syndicats tentent d’en savoir un peu plus sur ce qui devrait sortir de cette fameuse rencontre. "En épluchant le dossier, on ne voit qu’un transfert d’activités possible. Il s’agit d’un service qui est en charge de l’entretien du réseau GSM. Il compte 108 travailleurs, principalement des ingénieurs et des techniciens. Notre crainte est que cette activité soit sous-traitée en externe et que ces emplois soient donc menacés", expliquait encore le syndicaliste libéral ce matin, confirmant les craintes énoncées la semaine dernière par son homologue flamand de la CGSP. 

Suite du "shift to digital"

Cette commission paritaire extraordinaire est une nouvelle étape dans le dossier de restructuration de Proximus dont les débuts remontent à janvier dernier au moment de l’annonce du plan "shift to digital". Ce projet de réorganisation de l'opérateur télécom a pour ambition de digitaliser la structure semi-publique et faire, au passage, 240 millions d’euros d’économies.

La question la plus sensible concerne évidemment l’emploi. 1.900 postes sur les 13.000 que compte Proximus sont menacés. Le chiffre n’est toutefois toujours pas définitif. En parallèle, 1.250 embauches de profils spécialisés dans l’IT et le marketing digital sont prévues. Les négociations entre les syndicats et la direction ont débuté en juin.

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