Pour Proximus, la main d'oeuvre manque en matière de cybersécurité

Dominique Leroy ©Photo News

Dominique Leroy, la patronne de Proximus, se plaint d'un nombre insuffisant de diplômés en cybersécurité.

Quelle est la plus grande menace actuelle pour Proximus? Ce ne sont ni la forte concurrence dans le secteur ni la nouvelle réglementation en vigueur ou à venir. Ce sont les compétences numériques du personnel qui constituent le principal défi.

C'est ce qu'a répondu ce mercredi l'administratrice déléguée de l'opérateur télécom, interrogée lors de l'assemblée générale des actionnaires. "Nous évoluons d'opérateur télécom à fournisseur de services numériques", a ainsi expliqué Dominique Leroy.

"Il y a une pénurie de main-d'œuvre qualifiée. Notre plus grand défi est donc de trouver, former et recruter les bons talents."
Dominique Leroy

"Cela implique pour nos collaborateurs qu'ils doivent développer de nouvelles compétences en la matière. Nous sommes aussi pleinement engagés dans la formation et le développement de ces compétences et des nouveaux lieux de travail numériques", a-t-elle développé.

Mais Proximus doit également encore pouvoir trouver du personnel qualifié en externe. Et c'est là que cela se révèle problématique pour le moment. "Ce sont surtout pour des nouvelles professions comme analyste de données ou spécialiste en cybersécurité que nous constatons que les universités et hautes écoles ne fournissent pas le nombre suffisant par rapport aux besoins de l'industrie en Belgique", relève l'administratrice déléguée.

Ce besoin de formation du personnel de l'opérateur s'applique aussi au déploiement massif de la fibre optique entamé l'an dernier. "Il y a une pénurie de main-d'œuvre qualifiée. Notre plus grand défi est donc de trouver, former et recruter les bons talents", a conclu Dominique Leroy.

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