Pour sa stratégie digitale, Telenet mise sur BeCode et des universités

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L’opérateur va investir 4 millions d’euros dans le développement d’une "Academy Digital". L’objectif est de maintenir à niveau ses travailleurs, notamment avec l’aide de BeCode. Une collaboration avec trois universités est également prévue pour soutenir la recherche.

Selon une étude d’Agoria, d’ici 2030, un poste vacant sur dix en Belgique, ne sera pas pourvu. La raison évoquée par la fédération professionnelle? Le manque de compétences pertinentes, notamment numérique. Afin d’éviter ce genre de mauvaises nouvelles au sein de son service RH, Telenet a décidé d’investir. L’entreprise télécom a présenté ce mercredi son projet "Academy Digital", un partenariat stratégique signé avec la KU Leuven, l’ULB, la VUB et l’école de codage BeCode.

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millions €
Telenet compte investir 4 millions d’euros sur les cinq prochaines années afin de "maintenir sa flexibilité dans l’économie numérique".

L’opérateur compte investir 4 millions d’euros sur les cinq prochaines années afin de "maintenir sa flexibilité dans l’économie numérique". Ce qui inquiète Telenet, c’est le niveau de compétence de ses travailleurs. L’académie servira à s’assurer que ses équipes restent à la pointe du digital. "Nous avons besoin de talents qui doivent constamment s’adapter au digital, sans cesse en évolution", explique Ann Caluwaerts, Chief Corporate Affaires Officer chez Telenet.

Des formations chez BeCode seront prévues afin d’accompagner les travailleurs. Dans un premier temps, ils seront 200, issus des départements informatiques et des données, à suivre des cours de (re) mise à niveau. "Nous allons également engager 25 personnes par an dans ces services. Ils suivront également une formation chez BeCode. Nous allons aussi ouvrir les formations à d’autres profils", assure-t-on du côté de Telenet.

Diversification pour BeCode

Ce travail en collaboration avec des employés est une première pour BeCode qui, jusqu’ici, ne formait que des demandeurs d’emploi. "Mais c’est une nouveauté qui a du sens", glisse Karen Boers, la CEO de BeCode. "Former des personnes ayant un emploi permet de les garder à niveau et éviter qu’ils ne se retrouvent dépassés et finalement mis sur le carreau", explique la responsable de l’école de codage, qui retrouve dans ce nouveau partenariat un intérêt autre que financier.

"Nos marges ne sont pas importantes, ce n’est donc pas la priorité de gagner de l’argent sur ce type de contrat. Par contre, travailler avec une grande entreprise nous permet de mieux cerner le marché. Nous pensons d’ailleurs à renouveler ce type de collaboration avec d’autres sociétés. À l’avenir, il pourrait être intéressant de mélanger les groupes entre personnes à la recherche d’un travail et employés pour favoriser les échanges", assure la responsable de BeCode.

"Aujourd’hui, la formation a évolué. On ne peut plus se dire qu’on est formé pour la vie une fois que l’on sort de ses cinq années d’études."
Oberdan Leo
vice-recteur recherche et développement de l’ULB

Outre l’école de codage, Telenet a également ouvert son partenariat à trois universités belges qui auront également accès aux formations et connaissances de l’académie. "Des formations seront proposées pour des personnes ayant terminé leurs études", assure Oberdan Leo, le vice-recteur recherche et développement de l’ULB. "Aujourd’hui, la formation a évolué. On ne peut plus se dire qu’on est formé pour la vie une fois que l’on sort de ses cinq années d’études".

En plus des formations, l’opérateur compte investir dans la recherche. Telenet contribuera notamment à des projets de recherche des deux universités bruxelloises dans l’IOT, le machine learning et la cybersécurité, "Ce qui en retour nous donnera accès à d’excellentes connaissances. L’expertise des universités est la meilleure que l’on puisse trouver. Il y a donc un réel intérêt à multiplier les partenariats avec l’académique plutôt que de tout faire en interne", assure l’opérateur.

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