Proximus confirme ses prévisions mais doit assumer le coût de son plan social, le titre chute

Fin 2019, la part de marché de Proximus s'élevait à 45,9% pour l'internet fixe, 38,7% pour l'ensemble des services mobiles (hors M2M) et 37,4% pour la TV digitale.

L’opérateur a répondu aux attentes lors de la publication de ses résultats pour l'année 2019 mais le financement du plan social plombe ses résultats du quatrième trimestre. Le titre chutait à l'ouverture.

Proximus a continué à faire croître sa base clients pour l'internet fixe, la TV et le Mobile Postpaid. L'opérateur enregistre une nouvelle croissance de sa base clients convergente grâce, selon Guillaume Boutin, CEO du Groupe Proximus , au succès de sa stratégie de segmentation. Avec Scarlet, le groupe maintient également une solide position dans le segment des clients "sensibles au prix". Fin 2019, la part de marché s'élevait ainsi à 45,9% pour l'internet fixe, 38,7% pour l'ensemble des services mobiles (hors M2M) et 37,4% pour la TV digitale.

L’Ebitda domestique en légère croissance

Le groupe Proximus a clôturé l'année 2019 sur un chiffre d'affaires domestique sous-jacent de 4,38 milliards d'euros, soit une baisse de 1,7% en glissement annuel. Hors terminaux, le chiffre d'affaires domestique sous-jacent a baissé de 1,2% par rapport à l'année précédente.

Le chiffre d'affaires a, selon l’opérateur, subi l'impact de la réglementation sur les tarifs de terminaison fixe et les tarifs des appels et SMS internationaux. Il a également été mis sous pression, toujours selon l'opérateur, par l'érosion continue de la base Prepaid et voix fixe et par la diminution du chiffre d'affaires mobile entrant, qui n’ont pas pu être entièrement compensées par la croissance enregistrée pour l'internet, la TV, l'ICT et les Advanced Business Services. Proximus a enregistré ainsi un Ebitda domestique sous-jacent de 1,72 milliard d'euros, en hausse de 0,4 %.

5,68 milliards
euros
Le groupe Proximus a clôturé l'année 2019 sur un chiffre d'affaires sous-jacent total de 5,68 milliards d'euros, en recul de 2,1% par rapport à l'année précédente.

Bics augmente sa marge, mais aussi ses coûts

Bics, c’est la filiale internationale de Proximus chargée, entre autres, de gérer le transport de la voix, des SMS et de la data d’un opérateur à un autre lorsqu’un client utilise son GSM à l’étranger. Cette filiale a enregistré une marge directe de 325 millions d'euros en 2019, en hausse de 2,4%. Cette augmentation s'explique par la marge directe non-voix de BICS, influencée positivement par la combinaison BICS-TeleSign, avec une croissance des volumes de SMS A2P, les activités de Telesign dans le domaine de l'identité mobile et la réalisation de synergies de coûts directs. Ce résultat n’a été que partiellement neutralisé par l'impact de l'internalisation progressive par MTN, dont l'effet a été plus lent que prévu.

BICS a clôturé l'année 2019 sur un Ebitda de 153 millions d'euros, soit 0,5 % de moins que l'année précédente. Ce résultat s'explique par une augmentation des coûts en soutien des domaines de croissance de l'entreprise et un impact mineur de l'internalisation progressive par MTN.

Le plan social coûte 253 millions à Proximus

1.347
équivalents temps plein ont souscrit au plan de départ
Un total de 1.347 équivalents temps plein ont souscrit au plan de départ volontaire dans le cadre de la restructuration chez Proximus, a fait savoir l'entreprise. Proximus s'attend dès lors à "un nombre très limité de départs involontaires" au terme "du processus de mobilité interne et de requalification, qui a débuté début février."

Le groupe Proximus a, à son niveau, clôturé l'année 2019 sur un chiffre d'affaires sous-jacent total de 5,68 milliards d'euros, en recul de 2,1% par rapport à l'année précédente. La marge directe sous-jacente du groupe est restée stable (-0,2%) par rapport à 2018, atteignant 3,67 milliards d'euros pour l'ensemble de l'année. Les dépenses d'exploitation sous-jacentes du Groupe Proximus, pour l'ensemble de l'année, ont diminué de 0,8%, passant à 1,802 millions d'euros en 2019. Cette baisse s'explique, selon Proximus, par les efforts importants déployés afin d’améliorer structurellement les dépenses domestiques via des gains d'efficacité et la digitalisation.

Un nombre très limité de départs involontaires est attendu à la fin du processus de mobilité interne et de requalification, qui a débuté début février.
Guillaume Boutin
CEO du Groupe Proximus

Pour l'ensemble de l'année 2019, l'Ebitda sous-jacent du groupe Proximus s'est élevé à 1,87 milliard d'euros, soit 0,3% de plus que l'année précédente. À noter que ce résultat ne tient pas compte d'un impact de -278 millions d’euros en éléments occasionnels principalement liés au plan de transformation Fit for Purpose et au plan de départ anticipé préalable à la pension.

 

Le plan de transformation a d'ailleurs été évoqué par Guillaume Boutin lors de la communication des résultats: "Grâce à l'accord conclu avec la majorité des syndicats dans le cadre du plan de transformation Fit for Purpose, nous pouvons continuer à construire l'avenir de Proximus. Nous développerons les compétences digitales de l’ensemble de nos équipes grâce à des programmes spécifiques de requalification et de renforcement des compétences. La réduction des effectifs, qui fait l’objet de l’accord, se déroule selon un processus spécifique et commence par un plan de départs volontaires auquel ont souscrit 1.347 équivalents temps plein. Un nombre très limité de départs involontaires est attendu à la fin du processus de mobilité interne et de requalification, qui a débuté début février."

Les prévisions financières pour l'année 2020 ainsi que les rémunérations des actionnaires seront communiquées fin mars par l'opérateur.

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