Proximus pourrait s'en sortir sans licenciements secs

©Dieter Telemans

Selon les premiers chiffres, il serait environ 1.300 candidats à un départ volontaire chez Proximus. Cela correspond au nombre de postes supprimés. Le nombre de licenciements secs devrait donc être très limité. Reste à savoir si l’adéquation est bonne entre les profils des candidats en partance et les postes effectivement supprimés par l'opérateur.

 Proximus devrait finalement limiter la casse sociale. Après une première réunion en commission paritaire ce lundi, direction et syndicats étaient à nouveau réunis autour de la table ce mardi pour évoquer la question sensible des licenciements secs. Pour rappel, l’opérateur souhaite supprimer 1.300 postes et avait donc proposé à ses travailleurs un plan de départ proposant 1.750 euros brut par année d’ancienneté. L’offre a visiblement trouvé preneur. Et en nombre. Selon les premiers chiffres, environ 1.300 travailleurs se sont portés volontaires.

En théorie donc, la direction pourrait s’en sortir sans le moindre licenciement sec. Dans la pratique toutefois, quelques renvois ne sont toutefois pas à exclure. "Mais il devrait se compte en dizaine au maximum", assure le syndicat libéral. Le chiffre final dépendra de l’adéquation entre les postes effectivement supprimés et les fonctions occupées par les candidats au départ. Dans certains services les demandes de départ sont plus importantes que le nombre de postes supprimés et inversement. "Mais le nombre important de départ permettra d’offrir des solutions de requalification à ceux qui restent mais dont la fonction sera supprimée", assure le syndicat.

"Parmi les candidats, il y a ceux qui ont des perspectives ailleurs mais il y a aussi les résignés"

Les travailleurs licenciés seraient alors du personnel ne souhaitant pas se requalifier. "On ne peut donc pas affirmer qu’il n’y aura aucun licenciement mais ils devraient être très peu nombreux", précise donc le syndicaliste libéral. Une réussite sociale donc? "Le fait qu’il y ait beaucoup de candidats est effectivement une bonne nouvelle mais supprimer 1.300 emplois dans une entreprise n’en est certainement pas une. Parmi les candidats, il y a ceux qui ont des perspectives ailleurs et qui ont été incités par l’enveloppe proposée pour partir mais il y a aussi les résignés, ceux qui en voyant qu’on supprime leur poste ne se sentent plus les bienvenus chez Proximus", ajoute encore le syndicat. 

Investissement dans la formation

Suite à la réunion, de ce mardi, les syndicats ont donc "ratifié le plan de transformation", précise le comité exécutif dans un message publié en interne. Concrètement les départs volontaires débuteront dès le 1er mars prochain. Afin d’assurer au mieux la transition, la direction assure qu’elle augmentera, sans préciser de chiffre, les moyens destinés à la requalification de ses travailleurs. "Nous réaffirmons notre engagement d’accompagner et de soutenir avec le plus grand respect l’ensemble des collaborateurs impactés dans les semaines et mois à venir. Ensemble, nous voulons construire le futur de Proximus. Pour cela, nous nous sommes engagés à augmenter considérablement les investissements dans la formation pour acquérir de nouvelles compétences et à proposer des opportunités de mobilité interne", précise le comité exécutif.

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