Proximus s'envoie en l'air avec skeyes et DroneMatrix

La plateforme devrait être opérationnelle dès 2022. ©Bloomberg

L’opérateur développe en partenariat avec skeyes et DroneMatrix une plateforme pour faciliter l’utilisation de drones. Un télécom qui s'intéresse aux drones? Rien de surprenant pour Proximus.

Proximus n’en finit pas d’explorer des terrains inconnus. Après le monde bancaire et son projet d’application avec Belfius, ce sont désormais les drones qui intéressent l’opérateur télécom. L’entreprise  semi-publique développe actuellement "6th Network", une plateforme visant à faciliter l’exploitation des fameux engins volants. Concrètement, celle-ci aura pour but de faciliter la vie des pilotes en leur permettant de développer des plans vols et récolter les données nécessaires pour préparer leurs virées dans les airs. "L’idée est d'en faire une plateforme de services end-to-end pour les pilotes et les clients. À long terme on peut imaginer qu’il suffira pour n'importe qui de commander des images aériennes et tout le reste sera géré par la plateforme, de la recherche du pilote à la prise des images", explique Vincent Dock, Strategy Manager, chargé de projets innovation chez Proximus.

Partenaires spécialistes

Comme c’en est désormais la tradition, Proximus ne s’envole pas seul dans le projet. L’opérateur, friand des partenariats, a décidé cette fois de travailler avec la start-up DroneMatrix et skeyes. Associer pour ce projet une entreprise spécialisée dans le développement de la technologie et la régie des voies aériennes semble une évidence. Le rôle de skeyes sera d’autant plus utile dans un secteur encore en pleine structuration. Un nouvel arrêté royal vient d’ailleurs d’être publié ce jeudi au Moniteur belge afin d’adapter la législation belge aux réglementations européennes.

"L’idée est d'en faire une plateforme de services end-to-end pour les pilotes et les clients. À long terme on peut imaginer qu’il suffira de commander des images aériennes et tout le reste sera géré par la plateforme."
Vincent Dock
Strategy Manager, chargé de projets innovation chez Proximus

La présence d’un opérateur télécom, plus habitué à parler 4G et téléphonie, est en revanche un peu plus surprenante. "Nous ne pensons pas, au contraire", estime Alex Lorette, Director Enterprise Telco Solutions de Proximus . "L’objectif de Proximus est de se positionner toujours plus comme un partenaire pour la digitalisation des entreprises. Pour ce secteur spécifique des drones, nous avons d’ailleurs une série d’atouts. L’utilisation des drones passera de plus en plus par la 4G et prochainement la 5G. Nous avons d’autres fonctions utiles, comme notre système d’analyse de foule. Il pourra servir à analyser les zones à ne pas survoler en raison d’une trop forte concentration de personnes à un même endroit", détaille le responsable.

"L’intérêt est certain. D’autres pays ont déjà mis en place des plateformes comparables. Deutsche Telekom et Swisscom disposent de tels services."
Johan Decuyper
CEO de skeyes

Bien que l’ambition soit claire, le business model derrière le déploiement de "6th Network" reste encore flou. "Nous sommes au début du développement. Nous effectuerons les premiers tests durant l’année prochaine et pouvons espérer une mise en ligne commerciale dès 2022", assure-t-on chez Proximus. Aucun plan financier chiffré donc mais une certitude de l’intérêt. "Il y a des tas de débouchés pour les entreprises, notamment dans l’inspection. Il y a aussi un intérêt concret de la part des autorités publiques", assure Frank Vanwelkenhuyzen, le président de DroneMatrix. "L’intérêt est certain", abonde Johan Decuyper, le CEO de skeyes. "D’autres pays ont déjà mis en place des plateformes comparables. Deutsche Telekom et Swisscom disposent par exemple de tels services."

Découvrez la vision de Guillaume Boutin, CEO de Proximus pour les dix prochaines années

Ecoutez le podcast avec Guillaume Boutin

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