Proximus, une proie potentielle pour Orange

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Les opérateurs de télécoms qui sont encore actifs uniquement sur un seul territoire sont dans le viseur du géant français de la télécommunication. A côté de Proximus, on retrouve des entreprises comme Telecom Italia ou encore le Néerlandais KPN.

Pour Gervais Pellissier, le patron européen d'Orange, il ne fait aucun doute qu'"une vague de consolidation transfrontalière va avoir lieu dans les cinq prochaines années" dans le secteur des télécoms. A l'occasion d'un entretien accordé au quotidien britannique Financial Times, il explique l’appétit grandissant d'Orange pour des groupes n'agissant que sur un seul territoire.

Orange n'a pas la volonté de s'emparer spécifiquement de Proximus. Le groupe français est d'ailleurs déjà présent sur le marché belge à travers sa participation majoritaire dans Mobistar. "Notre directeur a aussi cité d'autres opérateurs européens, comme Telekom Austria", tempère un porte-parole d'Orange. "C'était plus une illustration pour montrer clairement que le paysage européen des télécoms comptera beaucoup moins d'opérateurs dans les cinq ans à venir."

Proximus ne pense pas au mariage

Ce n'est pas la première fois qu'Orange déclare vouloir jouer les premiers rôles dans la consolidation du secteur des télécoms en Europe. Ce n'est pas non plus la première fois que Proximus est citée dans un plan de rachat ou de fusion. Le mois dernier, déjà, le patron de KPN voyait d'un bon oeil un rapprochement avec le leader du marché belge. Les analystes sont plus réticents sur un mariage entre les deux opérateurs historiques en Belgique et aux Pays-Bas.

Chez Proximus aussi, les dirigeants ne sont pas enthousiasmés par une telle alliance. Pourtant, il semble peu probable que notre pays échappe à la consolidation transnationale du secteur. Depuis le début de l'année, les télécoms européens ont déjà scellé quelques 60 milliards d'euros d'accords dans le cadre de rachats ou de fusions. En Belgique, Telenet a d'ailleurs rajouté à son escarcelle l'opérateur mobile Base pour la somme d'1,3 milliard d'euros.

Dernier point à prendre en considération: la participation des autorités publiques dans des entreprises comme Proximus. Le gouvernement actuel, sous l'impulsion du ministre de tutelle, Alexander De Croo (Open VLD), a déjà pris ses disposition. Une récente adaptation de la loi en la matière laisse à penser que tout est prêt pour que l'Etat libère sa participation

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