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Que vont devenir nos numéros de téléphone?

©BELGAIMAGE

Le plan de numérotation téléphonique belge va être révisé. On ouvrira de nouvelles fonctions plus "sexy". Un Belge pourra ainsi appeler de l'étranger avec un numéro belge fixe, par exemple.

On peut faire beaucoup de choses avec des numéros de téléphone. Auparavant, ceux-ci servaient surtout à identifier l’utilisateur et à acheminer les appels. L’évolution technologique a rendu la première fonctionnalité moins importante et la deuxième quasi inutile. D’autres fonctions, comme les numéros à valeur ajoutée ou les numéros payants, tendent aussi à disparaître sous la pression d’internet, où sont offerts les mêmes services. On peut néanmoins recourir aux systèmes de numérotation fixe et mobile pour faire toute une série de choses. Les numéros restent un moyen universel de communiquer et de se référencer.

L’Institut belge des postes et services télécoms (IBPT) a consulté le marché jusque fin mars, pour sonder les attentes des opérateurs, des utilisateurs et des autorités en la matière. Le régulateur vient d’en publier les résultats avec, à la clé, une série de propositions pour dynamiser l’usage des numéros à l’avenir.

Quelles nouveautés?

Autoriser l’utilisation des numéros de téléphone belges à l’étranger et inversement, des numéros étrangers en Belgique. Aussi bien en téléphonie fixe qu’en mobile. Seule condition: avoir un lien socio-économique avec la Belgique. Exemple: un pensionné belge vivant neuf mois sur douze en Espagne.

La présentation à l’appelé d’un numéro différent de celui de l’appareil de l’appelant. Condition: que l’utilisateur puisse démontrer un droit d’utilisation, pour éviter les abus.

→ Application type: un technicien appelant un client préférerait qu’apparaisse sur l’écran de ce dernier le numéro de son entreprise que le sien.

→ Autre exemple: un call center apprécierait de pouvoir afficher le numéro de sa société cliente plutôt que le sien – souvent localisé à l’étranger. Attention, seuls les opérateurs télécoms seraient autorisés à "distribuer" cette fonctionnalité aux utilisateurs.

• Autre nouveauté, il ne faudra plus avoir un réseau pour "jouer" avec les codes IMSI, c’est-à-dire les numéros de série des cartes SIM. Une évolution qui va dans le même sens que les cartes SIM virtuelles sur lesquelles des groupes comme Apple et Samsung planchent, avec Gemalto en embuscade.

Actuellement, dans notre pays, seuls les opérateurs mobiles et les MVNO, les opérateurs de réseaux mobiles virtuels, peuvent disposer de leurs propres codes IMSI. À l’avenir, les (grandes) entreprises pourraient recevoir leurs propres codes et les gérer en demandant leur activation sur tel ou tel réseau. Elles pourraient faire basculer d’un coup toutes leurs cartes SIM d’un opérateur à un autre, ce qui sera intéressant aussi dans l’optique de la communication de machine à machine. Songeons aux compteurs intelligents, qui communiqueraient via les cartes SIM de la société gestionnaire du réseau électrique ou gazier. Les constructeurs automobiles pourraient également bénéficier de cette latitude. Ils sont de plus en plus nombreux à équiper leurs voitures de cartes SIM (dépendant du pays où ils sont) pour envoyer automatiquement des informations en cas de panne ou d’accident, notamment.

Numéros courts SMS

L’IBPT suggère par ailleurs de remettre de l’ordre dans les numéros courts SMS. Il s’agit de ces numéros donnant accès à des services de météo, d’astrologie ou à des concours. Le plan de numérotation originel considérait les opérateurs mobiles comme titulaires de ces numéros. La nouveauté consisterait à autoriser le fournisseur de connectivité, intermédiaire entre les opérateurs et les fournisseurs du service final, à faire lui-même les réservations de numéros. Il faudrait aussi n’octroyer qu’un seul numéro court par service, pour éviter que cohabitent des services sains et d’autres douteux.

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