Telenet s'active pour proposer le surf à 1 gigabit par seconde aux Bruxellois

Telenet a enchaîné les chantiers en vue de moderniser ses services. ©Tim Dirven

Les volumes sur les réseaux fixe et mobile ont bondi respectivement de 40 et 60% chez Telenet. Résultat, il a fallu investir: 500 millions d’euros, côté fixe, pour atteindre 1 gigabit par seconde à la maison d’ici 2019, en ce compris pour ce qui est des ex-clients d’SFR Belux, plus 250 millions pour moderniser le réseau mobile de Base, acquis en 2016. Du reste, l’opérateur s’est récemment associé à différents partenaires dans le cadre du déploiement d’un réseau dédié à l’internet des objets.

Conséquence de l’usage croissant des smartphones et autres appareils connectés, les opérateurs doivent sans cesse réinvestir dans leur infrastructure. Un phénomène d’autant accentué par les tendances qui pointent le bout de leur nez, à savoir l’internet de la vidéo, où le média devient chaque jour plus populaire, l’internet des objets (IoT), où tout ou presque, de la tondeuse à gazon au feu de signalisation, vient peu à peu se greffer au réseau, et, enfin, l’internet de l’interaction humaine, où l’homme peut désormais communiquer à distance avec tout un chacun.

Chez Telenet, les volumes auxquels doivent faire face les infrastructures fixe et mobile ont bondi respectivement de 40 et 60% d’une année à l’autre, a annoncé le groupe ce mardi lors d’une conférence de presse. Conscient de cette réalité, l’opérateur télécom a enchaîné les chantiers en vue de moderniser la colonne vertébrale de ses services en amont de tels développements.

"Dans les dix ans, le réseau fixe pourra atteindre 25 gigabits par seconde."
Luk Bruynseels
VP Engineering chez Telenet

Côté fixe, l’effort a été concentré sur l’émergence du "Grote Netwerf", un sérieux coup d’accélérateur qui doit permettre d’ici 2019 de proposer partout en Belgique des vitesses de surf jusqu’à 1 gigabit par seconde – entamés en 2014 en Flandre, les travaux ont commencé en juillet à Bruxelles et bénéficieront dans les prochains mois aux ex-clients d’SFR Belux, racheté par Telenet l’an passé. "Nous sommes très bien avancés dans le programme", précise Luk Bruynseels, vice-président de l’ingénierie chez Telenet. Montant total de l’investissement? Environ 500 millions d’euros. Une première étape qui sera suivie "dans la seconde partie de l’année" par l’arrivée progressive du standard "Docsis 3.1" sur le réseau, ouvrant lui la porte aux 2,5 gigabits par seconde. Par la suite, l’opérateur procédera, "dans les 5 à 6 ans", à une segmentation des nœuds de son réseau afin de doubler la voilure. Résultat, "dans les dix ans, nous pourrons atteindre les 25 gigabits par seconde", indique Luk Bruynseels.

Côté mobile aussi, l’infrastructure a subi quelques interventions – pour 250 millions d’euros d’investissements – depuis le rachat de Base, officialisé en 2016. Plus de 97% des antennes ont ainsi été modernisées à ce jour, quand jusqu’à 1.000 nouvelles seront ajoutées au réseau d’ici 2020, avec pour conséquence de pouvoir proposer bientôt une vitesse de 800 mégabits par seconde aux utilisateurs mobiles, aussi bien en extérieur qu’en intérieur, une performance qui pourrait être revue à la hausse dans le cadre d’enchères en cours sur l’ensemble du spectre, entend-on. Par la suite, lorsque la 4G aura atteint son plein potentiel, le gigabit pourra être dépassé, avant d’être multiplié par 5, lors de l’avènement de la 5G, prochaine (r)évolution de l’internet mobile.

L’IoT pas en reste

"Un déploiement peu tangible actuellement certes, mais qui se fera graduellement partout où il y a de la 4G", explique Luk Bruynseels. D’ici là, Telenet pense aussi aux prochains réseaux. Dans cette optique, l’opérateur a dévoilé ce mardi une plateforme dédiée à l’internet des objets: Telenet Tinx, un développement sensé lui permettre de surfer sur le boom des objets connectés, estimés à 170 millions dans le pays dans quelques années, contre 17 millions actuellement. Dans ce projet, le groupe a décidé de ne pas faire cavalier seul; il a signé différents partenariats avec le géant belge des semi-conducteurs Imec, IBM, Microsoft, ou encore Nextel.

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