Un tiers du réseau 4G bruxellois risque la saturation dès 2022

Bruxelles dispose actuellement des normes d'émission les plus strictes d'Europe. ©BELGAIMAGE

L'IBPT publie ce lundi une étude sur les risques de saturation du réseau pour trois grandes villes. La situation pour la capitale est la plus préoccupante.

Avec une très importante croissance de l'utilisation des données depuis des années, le réseau 4G risque la surchauffe. La question inquiète de plus en plus le régulateur des télécoms. L'IBPT, le gendarme du marché, s'est donc une nouvelle fois penché sur la question en s'intéressant précisément à Bruxelles, Anvers et Liège, soit les trois villes où le risque de saturation est le plus élevé à court terme.

"Dès 2021, Bruxelles risque de ne pas pouvoir faire face dans plusieurs quartiers à la hausse attendue du trafic."
L'IBPT
Le régulateur du secteur des télécoms

Il en ressort des résultats fort contrastés, avec des situations relativement rassurantes pour les villes flamande et wallonne.  La ville d'Anvers devrait plutôt être épargnée par la problématique. "Seuls quelques quartiers de la ville d’Anvers seront soumis à un risque moyen de saturation", explique l'IBPT dans son rapport. La  situation à Liège est, elle, plus précaire. "L’analyse a aussi montré que la situation à Liège allait être tendue dans certains quartiers."

La faute aux normes

C'est néanmoins à Bruxelles que la situation est la plus préoccupante.  "Bruxelles est la ville la plus soumise des trois à un risque réel de saturation. Dès 2021, elle risque en effet de ne pas pouvoir faire face dans plusieurs quartiers à la hausse attendue du trafic", assure l'IBPT.  

Outre les caractéristiques propres à chaque ville, une telle situation s'explique, selon le régulateur, par les différentes mesures concernant le rayonnement électromagnétique des antennes. Ces limitations sont mises en place par les Régions, qui ont chacune une méthode de calcul différente.

"En 2022, près d’un tiers des cellules 4G de la ville sont associées à un risque de saturation moyen ou élevé."
L'IBPT
Le régulateur du secteur des télécoms

Avec une norme 50 fois plus contraignante que les recommandations de l'OMS, la Région bruxelloise dispose actuellement des mesures les plus strictes d'Europe. Une situation qui devrait affecter le réseau dès 2020, mais qui se ressentira particulièrement dès l'année suivante. "En 2022, près d’un tiers des cellules 4G de la ville sont associées à un risque de saturation moyen ou élevé. En particulier, le centre de Bruxelles, Anderlecht, Saint-Gilles, Ixelles, Etterbeek, Woluwe-Saint-Lambert, Schaerbeek et Laeken", estime le régulateur.

Concrètement, la saturation du réseau a pour conséquence une baisse de vitesse de téléchargement, de streaming, voire dans certains cas, l'interruption de communication.

Communication coupée

Face à ce risque de saturation, le déploiement de la 5G permettra d'absorber la hausse continue de consommation de données. "À Bruxelles, la 5G n’aura aucune influence positive sur le risque de saturation si la norme actuelle reste la même", nuance toutefois l'IBPT. Les normes bruxelloises actuelles rendent en effet très compliqué le déploiement du nouveau réseau.

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