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Une commission citoyenne plaide pour des zones sans 5G à Bruxelles

45 citoyens et 15 parlementaires se sont penchés sur les modalités de ce déploiement de la 5G, en tenant compte de l'environnement, de la santé, de l'économie, de l'emploi et des aspects technologiques. ©BELGAIMAGE

Une commission délibérative, associant des citoyens et des députés, a adopté 45 recommandations sur le déploiement de la 5G. Après un débat en commission de l'Environnement et de la Santé, le Parlement bruxellois aura six mois pour y répondre.

La première commission délibérative de l'histoire de la démocratie associant des citoyens et des députés a adopté samedi 45 recommandations qu'elle transmettra au parlement bruxellois au sujet du déploiement de la 5G dans la capitale.

Depuis le 29 avril dernier, 45 citoyens et 15 parlementaires se sont penchés sur les modalités de ce déploiement de la 5G, en tenant compte de l'environnement, de la santé, de l'économie, de l'emploi et des aspects technologiques.

Les membres de la commission souhaitent que soit étudiée la possibilité de maintenir des zones hors 5G afin de permettre une comparaison et que soit mis à la disposition des citoyen(ne)s un outil les informant de leur exposition aux rayonnements non ionisants.

Durant leurs travaux, ils ont nourri leur réflexion dans une matière très technique en recevant des experts.

Les recommandations?

  • En matière d'environnement, ils demandent de mettre en place une surveillance publique et indépendante permettant d'identifier l'incidence des ondes sur l'environnement; de désigner un groupe d'experts à cet effet et d'en livrer les résultats une fois par an au parlement. Ils souhaitent que soit étudiée la possibilité de maintenir des zones hors 5G afin de permettre une comparaison et que soit mis à la disposition des citoyen(ne)s un outil les informant de leur exposition aux rayonnements non ionisants. 
45
recommandations
Les 45 recommandations adoptées samedi vont être débattues en commission de l'Environnement et de la Santé. Le Parlement bruxellois sera ensuite tenu d'y accorder un suivi dans les six mois ou de publier une justification s'il n'y donne pas suite.

  • Dans le domaine de la santé, les demandes ont notamment trait à la mise en place d'un monitoring public et indépendant, financé par les opérateurs de télécommunication et les acteurs économiques mettant en place la 5G, permettant d'identifier l'incidence des ondes sur la santé (e.a. sur l'électrohypersensibilité); et à l'adoption d'une norme d'émission inférieure ou égale à 14,5 V/m qui permette le développement de la 5G, mais limite le nombre d'antennes et l'incidence sur la santé et l'environnement. 
  • Les membres de la commission délibérative en ont par ailleurs appelé à dédier prioritairement la 5G, plutôt qu'à l'usage privé, aux opérateurs, aux entreprises (publiques et privées), à la justice et aux services d'urgence et à réserver à ces derniers une fréquence spécifique afin de renforcer la sécurité et de garantir la performance et l'accessibilité, en tout temps, des services tels que les services de lutte contre l'incendie, les services médicaux et la police.
  • Pour lutter contre la fracture numérique, ils demandent encore de garantir l'accessibilité des services par des voies classiques pour les personnes qui ne veulent ou ne peuvent pas se servir des outils informatiques et numériques.

    Les 45 recommandations adoptées samedi vont être débattues en commission de l'Environnement et de la Santé. Le Parlement bruxellois sera ensuite tenu d'y accorder un suivi dans les six mois ou de publier une justification s'il n'y donne pas suite.

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