FNG se prépare à une faillite de Brantano

©SISKA VANDECASTEELE

Plusieurs magasins Brantano d'Anvers et de Flandre occidentale sont partis en grève sur fond d'erreur administrative. La direction confirme travailler à la fin de l'enseigne.

Plusieurs magasins Brantano, principalement situés en Flandre mais également en Wallonie (Ath, Nimy ou Huy), ont été fermés ce mercredi matin par le personnel qui est parti en grève, indique-t-on au sein du syndicat chrétien. Vers midi de nombreux avaient rouvert. L'inquiétude est de plus en plus grande au sein de l'enseigne, propriété du groupe FNG actuellement en PRJ.

Une simple erreur

Une "erreur administrative" serait toutefois à la base de ce mouvement de grogne. Les salariés ont en effet reçu d'un secrétariat social les fiches de comptes individuels jusqu'à la fin du mois de juillet; document normalement envoyé en fin d'année.

"Cela a soulevé un vent de panique dans les magasins. J'ai alors appelé Paul Lembrechts (CEO de FNG) qui a dit qu'il s'agissait d'une erreur. La direction se prépare à une éventuelle faillite et, dans ce contexte, elle a demandé à SD Worx de générer ces fiches jusqu'à fin du mois de juillet. Mais ces documents ne devaient pas atterrir dans la boîte aux lettres des employés", explique Sven De Scheemaeker (ACV Puls).

Faillite ou redémarrage?

Selon les syndicats et d'autres sources, la direction étudie actuellement deux pistes: un redémarrage ou la faillite.

Les préparatifs d'une éventuelle faillite sont donc déjà en cours au sein de l'administration. Une situation que ne nie pas Gunther De Backer, porte-parole. "Nous avons toujours tenu compte d'une possible faillite." Il ne souhaite toutefois pas préciser quand les préparatifs ont été lancés.

"Nous avons toujours tenu compte d'une possible faillite."
Gunther De Backer
porte-parole de FNG

Il souligne tout au plus que l'entreprise met tout en œuvre pour veiller à sa sauvegarde. "La faillite n'est, bien entendu, pas le scénario préféré. Nous sommes occupés à négocier avec des investisseurs potentiels. Nous vous informerons davantage vendredi."

Dette abyssale

730
millions €
FNG est à la tête d'une dette de plus de 730 millions d'euros.

FNG est en quête d'argent pour renflouer sa dette qui n'a fait que gonfler au fil des acquisitions. La semaine dernière, les banques laissaient savoir qu'elles ne souhaitaient plus injecter d'argent dans la société à la tête d'une perte de près de 300 millions en 2019 pour plus de 730 millions de dettes. Les chiffres de 2019 audités ne sont pas encore connus et leur publication a été reportée.
En attendant, le personnel est dans l'attente quant à son avenir. "Nous voulons que les salariés aient le plus vite possible des précisions sur leur avenir. Aujourd'hui serait préférable," conclut le syndicaliste.

L'action toujours suspendue

Outre ses déboires financiers, FNG est aussi dans le viseur de la FSMA qui s'interroge sur plusieurs transactions effectuées en 2018. Le cours de bourse est donc suspendu.

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