Le timing de reprise de la production de Picanol toujours incertain

On ne sait toujours pas à quel moment Picanol pourra reprendre sa production suite à la cyberattaque dont il a été victime. ©Picanol

Une réunion de crise se tiendra ce jeudi au sein du spécialiste des métiers à tisser victime d'une cyberattaque. Pour l'heure, le site de production est toujours à l'arrêt et le restera encore au moins jusqu'à la fin de la semaine.

À l'arrêt depuis lundi à cause d'une cyberattaque, Picanol ne reprendra pas encore son activité ces jeudi et vendredi, a indiqué le porte-parole Frederic Dryhoel. La petite équipe du week-end normalement prévue ne sera pas davantage derrière les machines.

Une réunion de crise est prévue ce jeudi. Il faudra en effet décider dans les prochains jours d'une reprise ou non de la production la semaine prochaine.

L'enquête se poursuit

En attendant, l'enquête sur l'attaque se poursuit. Mercredi, le spécialiste yprois des métiers à tisser avait déjà annoncé que l'analyse du système et de comment une telle attaque avait été possible pourrait prendre du temps.

L'entreprise a été victime d'une attaque informatique de grande ampleur dans la nuit de dimanche à lundi. Les systèmes ont été infectés par un ransomware bloquant toutes les données de l'entreprise. Une rançon est exigée pour obtenir la clé de décryptage.

La cotation de l'action Picanol sur la Bourse de Bruxelles est suspendue depuis mardi.

Asco souffre toujours d'une cyberattaque subie en juin

Picanol n'est pas la première victime belge de cyberattaque. On se souvient de celles de Nyrstar ou d'Asco. Cette dernière, active dans la production de pièces pour l'aéronautique et située à Zaventem, subit, selon la VRT, encore toujours les conséquences de la cyberattaque dont elle a été victime début juin dernier. L'entreprise avait déjà dû arrêter toute activité trois semaines durant, avec près d'un millier de salariés mis en chômage temporairement.

Ca va sans dire que se remettre d'une telle attaque entraîne un coût très important.
Asco

"Aujourd'hui, nos livraisons s'effectuent normalement, mais toujours via des solutions secondaires. Cela force nos salariés à travailler de manière moins efficace. De nombreux systèmes de production ne fonctionnent toujours pas comme avant la cyberattaque", explique-t-on chez Asco. "Ça va sans dire que se remettre d'une telle attaque entraîne un coût très important."

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