Sonia Rykiel mise à l'étalage

©REUTERS

La marque de prêt-à-porter parisienne a été placée en redressement judiciaire. La recherche d’un repreneur est lancée.

L’heure a déjà été plus joyeuse pour Sonia Rykiel. La marque parisienne de prêt-à-porter détenue par First Heritage Brands (Delvaux, Robert Clergerie) a en effet été placée en redressement judiciaire mardi, rapportent nos confrères des Échos. Elle devrait bénéficier d’une période de deux mois, jusqu’à fin juin, en vue d’une cession. La recherche d’un repreneur est donc lancée.

Que s’est-il passé? Le propriétaire de Sonia Rykiel, la holding associant le Français Jean-Marc Loubier à la famille hongkongaise Fung et au fonds souverain singapourien Temasek, aurait pourtant investi plus de 200 millions depuis 2012 (moment où ils avaient repris la main sur ce qui constituait l’une des dernières marques indépendantes de France) en vue de relancer la machine, évoque le quotidien français. De même, restructuration et changements de têtes (CEO, direction artistique) se sont aussi enchaînés dans la même optique. À croire que cela n’a pas suffi, même après un 50e anniversaire fêté en grande pompe l’an dernier, permettant de remettre la maison quelque peu sur le devant de la scène, elle qui avait pu être le symbole d’une femme moderne et libre en 1968.

Le chiffre d’affaires est d’ailleurs tombé à 35 millions d’euros en 2018 (avec 30 millions de pertes opérationnelles), contre 80 millions l’année du rachat par FHB.

Fermetures de magasins

Résultat, Sonia Rykiel a dû se résoudre à fermer, faute de rentabilité, la quasi-totalité de ses magasins à l’étranger (Luxembourg, Angleterre, USA) en ce début d’année, dont son écrin sis boulevard de Waterloo, à quelques pas de Louis Vuitton et Cartier. Elle n’en conserve qu’une dizaine en France.

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