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A.S. Adventure passe en partie dans les mains de ses banques

A.S. Adventure discutait depuis l'automne d'un rééchelonnement de sa dette avec les banques. ©A.S.Adventure

La chaîne belge spécialisée en loisirs de plein air A.S. Adventure se retrouve à hauteur d'un peu plus de 45% aux mains d’un groupe de 12 banques, dont ING, en échange de la suppression de 85 millions d’euros de dette.

Selon le journal sectoriel néerlandais De Jurist, A.S. Adventure a conclu un accord avec un groupe de 12 banques, dont ING, sur la restructuration de sa dette. L'accord a été validé par la justice néerlandaise.

25
millions €
L'actionnaire français PAI devra procéder à une injection de capital à hauteur de 25 millions d'euros.

A.S. Adventure - dont la situation financière déjà précaire s’était encore aggravée suite aux mesures de confinement liées à la crise sanitaire - négociait depuis l’automne dernier un rééchelonnement de sa dette avec ses créanciers.

Si l’on en croit la décision du tribunal, ces discussions sont terminées. Suite à cet accord, le fonds d’investissement français est rejoint par un consortium bancaire qui détiendra un peu plus de 45% des actions. PAI conserve le solde, mais doit pour cela injecter 25 millions d’euros de capitaux frais. En échange, les banques ont annulé une partie des dettes. Parallèlement, la durée des prêts a été prolongée de cinq ans.

Les effets négatifs de la crise

Il y a six ans, PAI avait déboursé 400 millions pour acquérir 85% d’A.S. Adventure. La moitié de ce montant avait été financée par endettement et avait été transmise à l’entreprise, comme c’est toujours le cas lors d’une acquisition financée par de la dette. Par ailleurs, A.S. Adventure avait d’autres dettes représentant 83 millions. Après la restructuration de la dette, cette dernière a été ramenée à plus ou moins 198 millions.

Pour tenter de limiter l'impact négatif de la crise, le groupe a tenté de négocier ses loyers, discuté flexibilité avec ses fournisseurs et limité ses investissements.

Au cours des cinq premiers mois de 2020, suite à la crise sanitaire, le chiffre d’affaires du groupe a chuté de 33% par rapport à la même période un an plus tôt, faisant basculer dans le rouge le bénéfice brut d’exploitation récurrent (rebitda) à hauteur de 4,9 millions.

Pour limiter ces pertes, A.S. Adventure, qui compte 195 magasins dans cinq pays, a pris une série de mesures, allant de la réduction des investissements à la négociation de conditions plus flexibles avec ses fournisseurs. La chaîne a aussi renégocié à la baisse une série de baux commerciaux. Si bien que pour l'ensemble de 2020, le chiffre d'affaires a baissé d'un quart à 428 millions et le rebitda de plus de moitié à 16 millions d'euros.

Mais ces difficultés ne datent pas de la crise du coronavirus. En 2019, A.S. Adventure affichait 600 millions de chiffre d'affaires, mais répartis de manière inégale. En Belgique, au Luxembourg et aux Pays-Bas, l’entreprise avait réalisé des résultats record. Mais au Royaume-Uni, le groupe avait dû demander un company voluntary arrangement, une variante britannique du redressement judiciaire.

Cet arrangement s’était accompagné d’une restructuration en profondeur, de réductions des coûts et du remplacement de l’équipe de management locale. L’an dernier, en Allemagne, la maison mère avait dû débrancher la prise de sa filiale locale, McTrek.

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