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FNG demande le report de paiement d'intérêts pour à peine quelques millions d'euros

©Photo News

La suspension du paiement des intérêts aux détenteurs d'obligations, telle que demandée par FNG, concerne "à peine 4,4 millions d'euros". Le groupe de magasins de mode disposerait ainsi d'un peu plus d'oxygène, mais resterait le dos au mur.

FNG , la société qui chapeaute les enseignes Brantano, Fred&Ginger, CKS et Miss Etam, reconnaît être en détresse. Tant les revenus que les bénéfices sont en berne. La politique agressive d'acquisition met la société face à une montagne de dette. On évoque le montant de 540 millions d'euros, dont 290 millions sont dus aux banques.

Depuis des semaines, la direction de FNG tente de redresser la barre en demandant notamment un effort à ses détenteurs d'obligations. Elle leur demande une suspension du versement des intérêts offrant à l'entreprise un répit de sept mois. La mesure s'appliquerait à cinq emprunts obligataires pour un montant total de 75 millions d'euros.

Et la PRJ?

La suspension des versements devrait permettre au groupe de conserver suffisamment de liquidités et lui donner davantage d'oxygène pour élaborer un plan de relance. Néanmoins, il ressort que la suspension des intérêts porte seulement sur un montant de 4,4 millions d'euros. 

Cette mesure doit encore être soumise au vote des actionnaires qui seront réunis en juin en assemblée générale. Néanmoins, certains observateurs avancent déjà que l'unique solution pour permettre à FNG de rester la tête hors de l'eau est de demander d'être protégé de ses créanciers (PRJ).

Plan de relance

On s'attend aussi, dans le cadre du plan de relance, à voir certains magasins fermés, voire même à la vente de certaines entités. Néanmoins, la question est de savoir si cela suffira dans les conditions actuelles de marché.

"On s'attend aussi dans le cadre du plan de relance à voir certains magasins fermés, voire même à la vente de certaines entités."

Le groupe négocie aussi un assouplissement des paiements de loyers tant en Belgique qu'aux Pays-Bas.

Enfin, de son côté, la FSMA attend encore des réponses à ses questions. Le gendarme boursier demande des éclaircissements concernant des transactions qui ont eu lieu en 2018.  

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