FNG: Les syndicats demandent au nouveau CEO des réponses rapides

FNG, la maison mère de Brantano notamment, pourrait fermer 47 magasins, ce qui entraînerait près de 300 pertes d'emplois. ©katrijn van giel

Les syndicats du groupe de mode FNG demandent au nouveau CEO, l'ancien patron de la VRT Paul Lembrechts, des réponses rapides à une série de questions.

Les syndicats demandent en front commun à Paul Lembrechts, le nouveau CEO de FNG, de fournir d'ici vendredi soir "une proposition concrète de concertation sociale pour tous les travailleurs" de la société. "Sans cela, la paix sociale ne peut pas être garantie", préviennent-ils ce jeudi.

Pour les syndicats, la charge de travail doit être l'une des priorités. Ils exigent également la preuve que les fondateurs Dieter Penninckx, Anja Maes et Manu Bracke ont démissionné de tous leurs mandats.

Des explications claires d'ici lundi

Les syndicats souhaitent aussi que, d'ici lundi matin, les travailleurs reçoivent des "explications sans ambiguïté sur la situation financière et le statut des commandes pour les collections d'hiver". Enfin, ils veulent que les projets d'avenir soient mis sur la table d'ici le 22 juillet.

"Nous sommes bien conscients que les ravages causés chez FNG ne sont pas de votre faute", disent encore les syndicats à Paul Lembrechts. "Depuis lundi, il est de votre responsabilité de faire le ménage", ajoutent-ils cependant.

Enquête de la FSMA

FNG, qui chapeaute les enseignes Brantano mais aussi CKS ou Miss Etam, a été mise à mal par la crise du Covid-19, tandis qu'elle doit faire face à un endettement de 734 millions d'euros. Le groupe qui doit maintenant se restructurer évoque la fermeture de 47 magasins et des pertes de 287 emplois.

FNG doit également apporter des éclaircissements à l'Autorité des services et marchés financiers (FSMA) sur certaines transactions. L'an dernier, la FSMA avait ouvert une enquête portant sur des indices de manipulation de marché susceptible d'avoir été commise à l'époque de l'ancien management du groupe textile. Se fondant sur cette enquête, le comité de direction avait décidé de charger l'auditeur d'instruire le dossier en raison d'une possible infraction aux règles en matière de manipulation de marché.

Mercredi, la FSMA a décidé d'étendre l'instruction sur la communication de FNG et a transmis le dossier aux autorités judiciaires. Un examen plus approfondi du dossier, sur le plan de l'information financière diffusée par FNG notamment, a récemment révélé l'existence de nouveaux indices d'infractions pouvant également être mis à charge de l'ancien management du groupe.

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