Publicité
Publicité

Hermès: Deminor demande des comptes à LVMH

©Bloomberg

Le cabinet de conseil aux actionnaires Deminor a pris position mercredi pour le groupe de luxe Hermès

Le cabinet de conseil aux actionnaires Deminor a pris position mercredi en faveur d'Hermès  et demandé des précisions sur les moyens ayant permis à son rival LVMH de ramasser discrètement plus de 17% du capital du sellier de luxe.

"Nous souhaiterions connaître le processus décisionnel qui a conduit LVMH à investir 1,45 milliard d'euros dans la société Hermès", demande Deminor dans une lettre ouverte au PDG Bernard Arnault dont Reuters a obtenu une copie. Cette lettre fait valoir que les actionnaires minoritaires qui ont vendu des titres LVMH entre le 1er septembre et le 25 octobre ne l'auraient pas fait si ils avaient su que leur groupe allait faire une plus-value importante sur l'opération Hermès.

Le groupe de Bernard Arnault a acquis ses titres au prix moyen de 80,5 euros, alors que l'action Hermès cotait à 176,20 euros en clôture vendredi 22 octobre, à la veille du communiqué de LVMH révélant sa prise de participation. "Il est à noter d'ailleurs, que, sur cette période, le titre LVMH a été particulièrement recherché puisqu'il s'est apprécié de 22% alors que l'indice CAC 40 n'augmentait que de 6%", ajoute encore Deminor.

L'Autorité des marchés financiers a ouvert une enquête sur les conditions de l'entrée de LVMH dans Hermès, le groupe ayant eu recours à des instruments financiers qui lui ont permis d'éviter de devoir déclarer des franchissements de seuils.

Le directeur général de Deminor Fabrice Rémon a en outre indiqué à Reuters que son cabinet demanderait cette semaine à l'Autorité de contrôle prudentielle (ACP) d'examiner le rôle joué par les banques de LVMH dans le montage financier qui lui a permis de rentrer au capital d'Hermès.
La famille Hermès a fait savoir qu'elle considérait l'entrée de LVMH dans son capital comme un acte hostile et a annoncé dimanche la création d'une société holding regroupant plus de 50% du capital, un montage destiné à sécuriser leur participation face à LVMH. 

Le bien-fondé juridique de cette riposte des actionnaires familiaux d'Hermès est contesté par l'Adam, un autre groupe de défense des actionnaires minoritaire qui juge que ce montage devrait déclencher une offre publique d'achat obligatoire sur l'ensemble du capital d'Hermès. 
Les actionnaires familiaux d'Hermès et Deminor considèrent que cet opération est un simple "reclassement" et ont déposé lundi soir une demande de dérogation à l'AMF pour les dispenser d'OPA. 

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés