La liste des candidats au rachat plutôt maigre au rayon du luxe

Le luxe avait le vent en poupe sur les Bourses

Les marques de luxe ont connu une journée faste en Bourse ce lundi. Hermès a pris 15,1% et Bulgari 10,9%.

Les valeurs du luxe ont été à la fête, lundi sur les marchés boursiers, poussées par de nouvelles vagues de rumeurs de fusions-acquisitions après l’annonce de l’intérêt de LVMH pour Hermès International. Elles ont progressé sur un large front. Parmi les championnes de la journée, Hermès International a pris 15,1%, Bulgari 10,9% et LVMH 4,9%.

Le bond de Hermès International étonne dans la mesure où, outre un niveau de valorisation excessif (P/E de 55 estimé sur base des bénéfices 2010), les principaux actionnaires qui détiennent 72% du capital ont clairement fait savoir leur intention de garder le contrôle du groupe, anéantissant ainsi la perspective d’une bataille boursière autour de son titre. Aussi, pour ces raisons, on peut prévoir que l’attrait des investisseurs pour l’action Hermès - le groupe pèse 21,5 milliards en Bourse - retombe assez rapidement. À moins que… Par contre, parmi les actions qui ont fortement progressé hier, l’Italien Bulgari a, lui, le profil tout dessiné pour faire l’objet d’une reprise. Une reprise qui devrait, si elle se passe, se faire sur un ton plutôt "consentant", du fait que les actionnaires familiaux possèdent un gros 45% des actions du groupe. Bulgari a une capitalisation boursière de 2,3 milliards d’euros.

En revanche, alors que 100% de son capital ont été placés à la Bourse de Londres, le plus grand distributeur de produits de luxe en Grande-Bretagne, Burberry, court pour sa part le risque de faire l’objet d’une offre de rachat non souhaitée ou, en d’autres termes, "inamicale". L’action a toutefois limité ses gains à 3,4% hier. C’est que le marché a eu vent de projets de rachat de Burberry vers la fin de l’été, avec pour principaux prédateurs le Français PPR (Gucci, Puma et Conforama notamment), et le Suisse Richemont (Breitling, Cartier et Mont-Blanc, entre autres). Mais ils n’ont pas abouti parce que PPR et Richemont ont considéré qu’ils auraient chèrement payé l’acquisition, pour que l’opération reçoive le satisfecit du marché. Burberry vaut 5 milliards d’euros.

En toute logique, la décision de LVMH de monter dans le capital de Hermès devrait bénéficier aux entreprises dans le secteur. Le problème, c’est que les candidats ne sont pas fort nombreux. On peut encore citer le nom de Hugo Boss. Mais le couturier allemand, qui pèse 3,1 milliards d’euros à Francfort, appartient à 88% à ses principaux actionnaires. Il y a encore Beiersdorf (Nivea) qu’aurait dans le viseur l’Américain Procter & Gamble. Mais celui-ci aura besoin de l’accord de son principal actionnaire, à hauteur de 50,5 %, le holding allemand Tchibo, pour parvenir à ses fins. Un arrangement avec le principal actionnaire sera aussi la condition sine qua non pour devenir propriétaire dans des sociétés non cotées, comme par exemple Chanel, un autre nom célèbre dans le luxe.

M.C

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