La start-up Tale Me a été déclarée en faillite

©France Dubois

Active dans la location de vêtements pour enfants et femmes enceintes, Tale Me était l’une des figures de proue de l’économie circulaire et avait bénéficié de fonds européens et bruxellois. Criblée de dettes, la société a fait aveu de faillite au début du mois de décembre.

Mauvaise nouvelle pour la start-up bruxelloise Tale Me, active dans la location de vêtements pour femmes enceintes et pour enfants. La société, l’une des figures de proue de l’économie circulaire, a fait aveu de faillite au début du mois de décembre auprès du tribunal de l’entreprise néerlandophone de Bruxelles. Au moment de la faillite, la société employait un peu moins de dix personnes. Elles ont toutes été licenciées, comme nous l’a confirmé Anthony Houthoofd, le curateur de la société. Criblée de dettes, la société n’a pas eu le choix, elle a dû déposer la clé sous le paillasson. Il faut dire que les derniers résultats publiés sur le compte de la Banque Nationale de Belgique (BNB) ne sont pas brillants. Tale Me a ainsi clôturé l’année 2017 sur une perte de 415.000 euros.

À ce stade, des discussions sont en cours avec différents candidats intéressés par une reprise de l’activité, nous a précisé le curateur qui n’a pas souhaité en dire plus. Cette activité de location de vêtements en e-commerce suscite de l’intérêt, notamment en ce qui concerne le listing des clients. Mais si les discussions n’aboutissent pas, l’actif à réaliser sera assez faible. "Toutes les pistes sont ouvertes, de la reprise à la liquidation totale, mais dans ce cas, il s’agira de vendre un stock de vêtements de seconde main dont la valeur est assez faible", nous a encore expliqué Anthony Houthoofd.

Machine à cash

Fondée en 2014 par Anna Balez (75%) et Emeric Houache (25%), la société a bénéficié d’un bel éclairage médiatique. La formule, assez simple, avait tout pour plaire. Sur base d’une formule d’abonnement, les clients pouvaient choisir entre trois et cinq vêtements par mois. De son côté, la société s’engageait à travailler avec des créateurs éthiques ou proposait ses propres pièces. Tale Me se chargeait également du nettoyage et de la réparation des vêtements. On l’a dit, le projet séduisait et a été fortement soutenu financièrement. La société a bénéficié de fonds européens et d’aides octroyées dans le cadre du Plan régional en économie circulaire adopté en 2014 par le gouvernement de la région de Bruxelles-Capitale (Be circular).

L’an dernier, Tale Me avait levé 700.000 euros par le biais de la plateforme Lita.co.

Enfin, il y a pile un an, Tale Me annnonçait une levée de 700.000 euros par le biais de la plateforme d’investissement participatif Lita.co. À cette époque, Anna Balez nous expliquait que l’objectif était d’étendre ses activités à Paris et à Berlin. Cette levée de fonds aurait également dû permettre de créer une vingtaine emplois. Il n’en sera rien. Aujourd’hui, avec le recul, on peut se demander si Tale Me n’a pas été qu’une gigantesque machine à cash et si elle n’a pas été victime de la folie des grandeurs. En marge des résultats annuels 2017, on peut lire que la société s’est installée en juin 2017 dans un showroom de 150 mètres carrés à Paris. Cette même année 2017, l’activité bruxelloise de Tale Me sera marquée par de nombreux déménagements. Au début de l’année, la logistique était opérée à partir du showroom situé Chaussée de Charleroi avant qu’une partie de l’activité ne soit finalement transférée, mi-2017, rue des Tanneurs. Enfin, en septembre 2017, trois mois après l’ouverture du showroom parisien, un nouvel atelier de 400 mètres carrés avait été investi à Laeken, cette fois. Difficile, pour une jeune société, de vouloir maîtriser la brique (locaux physiques) et le clic (locations en ligne). D’autres s’y sont cassé les dents avant eux.

En attendant, le curateur désigné par le tribunal de l’entreprise, ne désespère pas. "Nous sommes dans l’attente d’une offre intéressante". Espérons qu’il soit entendu.

Mode
Annemie verbeke ferme son magasin rue Dansaert

À 60 ans, la styliste Annemie Verbeke ferme son magasin situé depuis 20 ans dans le quartier de Dansaert. "Plus de contrats pour moi. Je veux être un peu plus légère, un oiseau libre", explique-t-elle au site d’info bruxellois Bruzz et au Standaard.

Annemie Verbeke a toujours forcé le plus grand respect en tant que styliste avec son propre magasin, des collections toujours raffinées et une grande attention portée aux matériaux utilisés. Ce qui lui a valu une clientèle fidèle. Mais elle n’a jamais réussi, comme les "Six d’Anvers", à imposer sa présence au niveau international.

Cette échelle limitée a eu un impact sur sa situation financière. Selon les derniers comptes annuels, Annemie Verbeke SA a déclaré une perte reportée de 650.000 euros. En tant que marque indépendante, il est difficile de faire face à un monde de la mode en pleine mutation.

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