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Le luxe fait aussi rêver en Bourse

Le secteur du luxe connaît de forts taux de croissance en Bourse depuis le début de l'année.

Le secteur du luxe est en pleine effervescence sur les marchés boursiers. Le fait n’est pas vraiment neuf, même si l’annonce de l’acquisition de 17% du capital de Hermès International lui a donné une nouvelle impulsion.

La plupart des valeurs affichent des progressions, depuis le début de cette année, à faire pâlir les 50 poids lourds du DJ Stoxx 50 européen. Et encore, dans cet indice, la meilleure performance depuis janvier est le fait d’un autre spécialiste de la mode, même s’il ne dispose pas de l’étiquette du luxe, le suédois Hennes & Mauritz (H&M), dont le titre gagne 34,4%.

Les valeurs les plus recherchées dans le secteur du luxe ont été Hermès International, avec un bond de 115% en 10 mois pour un cours record de 202,85 euros, soit plus du double du prix moyen déboursé (80,5 euros) par LVMH pour la part acquise dans ce groupe.

Viennent ensuite les titres de l’allemand Hugo Boss (+100%), du Britannique Burberry (+71,5%), du Français LVMH (+50%) et des Suisses Swatch (+47,2%) et Richemont (+43,2%).

De toute évidence, ces grands noms du luxe font rêver autant les boursiers que les consommateurs. Les révisions à la hausse des perspectives de croissance pour ces sociétés expliquent principalement ce phénomène. "La hausse des cours de ces actions est à mettre en parallèle avec la croissance de leurs affaires et la bonne visibilité que l’on a sur ce secteur", explique un analyste. Par les temps économiques peu favorables dans les pays industrialisés, la bonne tenue de leurs affaires tient de la prouesse.

En réalité, même si les grandes marques ne se plaignent pas toutes des affaires qu’elles réalisent dans ces régions, il faut bien reconnaître que les pays émergents constituent le principal moteur de leur croissance. Sait-on que le secteur horloger suisse a vu, en juillet, ses ventes poursuivre leur envol à Hong Kong (+54,6%), en Russie (+55,2%), en Argentine (+49,4%) et en Chine (+20%), pour ne citer que ces pays. En Europe, elles ont été le plus souvent inférieures à 10%, voire même en baisse.

Chez LVMH, les ventes effectuées l’an passé en Asie ont surpassé celles réalisées aux USA.

Autre élément favorable, à l’inverse de la consommation générale, "le secteur du luxe est en mesure, lui, de relever ses prix, y compris dans la zone euro", observe un autre analyste. Récemment, fait-il observer, LVMH a rehaussé de 9% les prix sur une série de produits dans sa branche Louis Vuitton, ajoutant au passage "qu’en Bourse, le secteur n’a pas encore retrouvé ses niveaux de valorisation historiques, en termes notamment de valeur d’entreprise par rapport au résultat opérationnel".

Marc Collet

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