Les Beaulieu veulent un arrangement à l'amiable

©Oliver Hardt/AFP/BELGA

Des membres de la famille De Clerck du groupe de textile flamand Beaulieu travaillent à une transaction judiciaire pour éviter de possibles peines de prison, écrit De Standaard ce jeudi. Cet accord serait le dernier acte d’une grande enquête qui a débuté il y a 30 ans.

Le groupe Beaulieu lui-même est parvenu à un accord avec l’administration fiscale fin 2016. Les membres de la famille De Clerck impliqués dans l’affaire essaient maintenant de faire de même. Cela nécessite deux accords: un entre les membres de la famille, et un avec le tribunal, a appris De Standaard. Et le temps presse, puisque deux jours de séance ont été réservés le mois prochain auprès de la chambre des mises en accusation, où pas moins d’une quinzaine de parties doivent plaider.

La raison de cette enquête judiciaire? Un différend familial d’ordre financier qui a mal tourné. Les actionnaires de contrôle de Beaulieu se sont répartis en 2009 un important paquet d’actions. Il s’agissait de personnages clés de la famille: le couple Stefaan Colle-Ann De Clerc, Francis de Clerck et son épouse, et Luc De Clerck et son épouse. Ils se sont partagé ces actions pour moins de 12 millions d’euros, alors qu’elles valaient alors 193 millions.

Les membres de la famille qui ont été privés de ces actions ont exigé leur part, et ne l’ayant pas reçue, se sont tournés vers le tribunal et se sont constitués partie civile. Il s’agit de Dominique De Clerck et de Jan De Clerck, respectivement fils cadet et fils aîné du fondateur de Beaulieu, Roger de Clerck. Ils ont révélé que la transaction impliquait une opération de blanchiment d’actions détenues en noir via deux holdings luxembourgeois. Les membres de la famille et les conseillers qui se sont rendus coupables de blanchiment risquent cinq ans de prison et la confiscation des actions.

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