Les syndicats de Camaïeu réclament une enquête pour faillite organisée

Les syndicats français, belges et luxembourgeois unissent leur force et réclament à la justice des trois pays une enquête sur la liquidation de Camaïeu. ©Photo News

La colère grimpe au sein de l'enseigne de magasins de vêtements Camaïeu. Les syndicats français, belges et luxembourgeois s'opposent à la reprise par l'actuel propriétaire et appellent à une enquête pour "faillite organisée".

Alors que deux candidats sont en lice pour la reprise en France de Camaïeu, les syndicats des trois pays (France, Belgique, Luxembourg) où est présente l'enseigne s'unissent pour faire front.

"Si l’offre de reprise retenue est celle de l’actuel actionnaire, ou qu'aucune réelle enquête n'est mise en place, nous mènerons des actions syndicales dans tous les pays représentés", clament-ils à l'unisson dans un communiqué.

"Joannes Soënen a souhaité l'actuel redressement judiciaire dans le but de récupérer sa propre entreprise à moindre coût et en purgeant sa dette."
Les syndicats


Le tribunal de commerce de Lille aurait reçu une offre de reprise de l'actuel propriétaire, Joannes Soënen. Pour les syndicats, c'est la preuve que l'homme "a souhaité l'actuel redressement judiciaire dans le but de récupérer sa propre entreprise à moindre coût et en purgeant sa dette".

Enquêter et sauver l'emploi

La semaine dernière, on apprenait que la direction financière du groupe avait demandé aux directeurs financiers des filiales de faire remonter le cash vers la maison mère.

Les syndicats français (CGT, FO et CFDT), belges (CNE et SETCa) et luxembourgeois (OGBL) appellent les autorités judiciaires à enquêter dans les trois pays sur ce qu'ils qualifient de "faillite" organisée. Aux autorités publiques, ils leur demandent de ne pas laisser tomber les salariés.

Pas de repreneur pour la Belgique

Fin mai, Camaïeu France était placée en redressement judiciaire. Fin juillet, Camaïeu Belgique avait annoncé aux syndicats qu'il allait aussi demander la PRJ pour se protéger de ses créanciers. À ce jour rien n'a été effectué. Quant aux candidats à la reprise, aucun n'a marqué un intérêt pour l'activité hors France.

Lire également

Publicité
Publicité

Messages sponsorisés