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Option suspendue jusque lundi

Eric Van Zele, président d'Option. ©tim dirven

La société technologique en difficultés Option pourrait annoncer une nouvelle restructuration de sa dette.

Jeudi, alors que le titre Option s’envolait de 15% à 0,074 euro dans des volumes étoffés, le titre a été suspendu par la FSMA, le gendarme des marchés financiers, dans l’attente de la publication d’un communiqué de presse.

Spécialisée dans l’internet sans fil, Option se débat depuis quelques années avec de graves problèmes financiers.

On devrait en savoir plus lundi sur ce qui a motivé cette suspension de cotation. Mais il est fort probable que cela portera sur la restructuration de la dette restante de 5 millions d’euros et de 3,7 millions sous forme d’intérêt. Depuis quelques mois, le président d’Option, Eric Van Zele négocie une nouvelle ligne de crédit de 2 millions d’euros. Peut-être ces négociations ont-elles abouti.

Restructuration en sept étapes

Depuis la fin de l’année 2016, Option a mis en place un plan de restructuration qui compte sept étapes. L’une d’entre elles fut un prêt de 2,6 millions d’euros accordé par des investisseurs clés pour répondre aux besoins de financier du premier semestre de l’exercice en cours. Option a également converti 23,8 millions d’euros de dette en actions, ce qui a conduit à une très forte dilution le nombre d’actions passant de 199 millions à 297 millions.

Dans son communiqué portant sur ses résultats semestriels, la société annonçait également sa volonté de se repositionner stratégiquement en combinant cela avec la nomination d’un nouveau CEO. Rappelons que Jan Callewaert, le fondateur de l’entreprise, a achevé son mandat de CEO intérimaire en mai 2017.

La septième et dernière étape du plan consiste à décrocher une nouvelle ligne de crédit (lire plus haut) afin de financer ses besoins de liquidités et gérer ses dettes restantes afin de repartir du bon pied en 2018.

Perte réduite

Niveau résultats, Option a dégagé au premier semestre un chiffre d’affaires de 2,8 millions d’euros (+34%) avec une marge brute de 59%. La perte opérationnelle s’est réduite passant d’une année à l’autre de -3,2 millions d’euros à -1,3 million. La perte nette se limite à 0,5 million d’euros contre -4,5 million fin juin 2016.

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