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Proximus s'invite au capital de Co.Station

Co.Station se voit comme un facilitateur, une plateforme qui connecte les entreprises et les start-ups dans une infrastructure où elles peuvent discuter, échanger et faire émerger de nouvelles solutions, de nouveaux produits. ©co.station

L’opérateur télécoms belge de référence devient un actionnaire important de Co.Station à côté de BNP Paribas. Avec ce carburant tout frais, l’histoire de Co.Station devrait donc dépasser les seules villes de Bruxelles et de Gand.

Lors du lancement de Co.Station Gand, Proximus était déjà de la partie. Mais en prenant une place au capital de Co.Station Belgium, né de l’absorption de Co.Station Gand par Co.Station Bruxelles il y a quelques mois, l’opérateur télécoms confirme que cette prise de participation est un aspect clé de sa stratégie d’innovation et de risque d’entreprise. "Aujourd’hui, il y a un tas de choses que nous ne devons plus faire nous-mêmes", réagit Vincent Hebbelynck, head of technology incubation chez Proximus. "Nous n’avons pas de fonds d’investissement et nous regardons au cas par cas. Si cela peut avoir un impact positif sur nos clients ou notre réseau, nous envisageons soit une prise de participation minoritaire, soit un financement à un stade précoce, comme ce fut le cas avec Tessares, par exemple, ou même une acquisition comme avec Be Mobile."

Un facilitateur

De son côté, plus qu’un actionnaire, Co.Station recherchait surtout un partenaire national et un support industriel. "Nous avons déjà BNP Paribas, USG et SDWorx. Nous voulons aider les entreprises technologiques dans leur première phase de développement, nous cherchons donc des partenaires essentiellement technologiques. Proximus n’est pas seulement le plus grand opérateur télécoms de Belgique, c’est l’un des plus grands acteurs ICT. Nous voulons des partenaires qui apportent réellement leur expertise à Co.Station et aux membres de notre communauté", commente Wouter Remaut, CEO de Co.Station.

"Il ne s’agit pas uniquement de prise de participation mais surtout de partenariats avec de jeunes entreprises avec lesquelles nous voulons faire un tas de choses."
vincent hebbelynck
head of technology incubation chez Proximus

La pépinière se voit comme un facilitateur, une plateforme qui connecte les entreprises et les start-ups dans une infrastructure où elles peuvent discuter, échanger et faire émerger de nouvelles solutions, de nouveaux produits. "Tous nos partenaires ont un réseau commercial étendu. Pour grandir nos start-ups ont besoin de plus de revenus, donc de réaliser plus de ventes", poursuit Wouter Remaut.

Si Co.Station a bel et bien construit son modèle économique sur ses partenaires nationaux, il n’en reste pas moins qu’il s’agit d’une société commerciale qui doit, aussi, assurer son avenir. L’apport en capital de Proximus devrait y contribuer. "Nous prévoyons d’ouvrir un troisième et quatrième Co.Station en 2018. Nous sommes déjà en discussions avancées. Nous nous installerons dans une ville en Wallonie et une autre en Flandre pour maintenir l’équilibre entre les trois communautés", explique son CEO.

Quant à Proximus, le groupe ne planifie pas pour le moment d’investir dans d’autres structures ou organisations du même type mais continuera certainement à développer un certain nombre de partenariats avec des acteurs clés de l’écosystème des tech-start-ups.

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