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Des perquisitions dans deux firmes IT à la demande de Sapristic

Jean Martin ne décolère pas: son groupe, Sapristic, a investi 4 millions d'euros dans un des progiciels livrés aux pirates informatiques. ©BSB

Selon Jean Martin, deux progiciels de sa société, Sapristic, ont été illicitement copiés. La Justice a fait procéder à des saisies-descriptions chez 5 personnes et 2 sociétés.

"Seuls les meilleurs se font copier." C'est le message qu'a donné, ce vendredi à ses troupes, Jean Martin, le CEO de Sapristic International et Biion, deux entreprises de Louvain-la-Neuve spécialisées dans le développement et la commercialisation de logiciels de gestion de données pour hôpitaux et industries.

Il leur a envoyé un email dans lequel il leur a appris que des perquisitions avaient lieu chez d'anciens collaborateurs du groupe ainsi qu'au siège de deux entreprises concurrentes.

Un progiciel qui attise les convoitises

Il faut savoir que Sapristic a notamment inventé le progiciel Mirrhia, un système de monitoring connectant tous les types de capteurs et traitant tous les types de signaux sur une plateforme centralisée. Un produit qui a démarré fort à l'international et qui attise les convoitises.

"Constater que les plans de notre progiciel se baladent à la concurrence ne nous fait pas plaisir."
Jean Martin
CEO du groupe Sapristic

"Depuis quelque temps, nous avons constaté des prises de copies illicites de nos logiciels, de nos plans et d'autres informations confidentielles, écrit Jean Martin à ses employés. Nous avons également observé des intrusions illégales et régulières sur nos systèmes informatiques ainsi que le piratage des boîtes mail de certains managers."

Fraîchement sorti de réorganisation judiciaire, son groupe se serait bien passé de pareil désagrément.

Plainte au civil

Le dirigeant a déposé plainte au civil. Le tribunal de première instance de Mons a fait vite, il a manifestement jugé le dossier sérieux puisqu'il a émis un premier jugement le 22 février dernier qui autorise une opération de "saisie-description" chez cinq personnes et deux sociétés. Ce sont ces perquisitions informatiques qui ont eu lieu ce vendredi.

Est-ce le progiciel Mirrhia qui était visé? "Oui, répond Jean Martin, c'est un produit dans lequel on a investi 4 millions d'euros sur 4 ans et qu'on commence à voir adopté un peu partout. Constater que ses plans se baladent à la concurrence ne nous fait pas plaisir."

"Nous avons intenté une action au civil, pour récupérer nos billes. Ensuite, on ira peut-être au pénal."
Jean Martin

Un deuxième produit a vraisemblablement aussi retenu l'attention des pirates: un nouvel équipement de test de filtres dans l'industrie pharmaceutique. Ses plans ont également été copiés, pense Jean Martin. Ce type de développement en technologie de l'information est protégé par le droit d'auteur, pour rappel.

Cheminement des voleurs

Pour étayer son dossier, le CEO a contacté une entreprise experte en sécurité en Belgique, ainsi qu'une autre spécialisée dans l'analyse des traces informatiques, KL Discovery à Paris. C'est ce qui lui a permis de reconstituer le cheminement des voleurs de données. Il lui faudra à présent patienter, le temps que les experts analysent les données saisies et que la police mène son enquête. "Nous avons intenté une action au civil, pour récupérer nos billes, conclut Jean Martin. Ensuite, on ira peut-être au pénal."

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