Feu vert d'Altran à son rachat par Capgemini

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Le groupe de conseil en technologie Altran a donné son feu vert aux conditions de son rachat par Capgemini, franchissant une nouvelle étape vers la création d'un géant français et mondial dans l'informatique.

L’offre est dans l’intérêt de la société, de ses actionnaires, de ses salariés ainsi que des autres parties prenantes.
Le conseil d'administration d'Altran

Le conseil d'administration d'Altran , réuni vendredi, "a approuvé les termes de l'offre" de rachat déposée par Capgemini en juin, et a jugé "à l'unanimité" que cette offre était "dans l'intérêt de la société, de ses actionnaires, de ses salariés", selon un communiqué commun.

Dans la foulée, les deux groupes ont signé dimanche "un accord de rapprochement" précisant les conditions du projet d'acquisition.

Capgemini, géant des services informatiques, avait annoncé en juin avoir conclu un accord de négociations exclusives pour racheter Altran. Cette offre publique d'achat (OPA) amicale doit donner naissance à un colosse français de 17 milliards d'euros de chiffre d'affaires annuel dans l'informatique.

Le montant de la transaction, 3,6 milliards d'euros hors dette, avait été approuvé par les conseils d'administration des deux sociétés.

L'opération, dont la finalisation est attendue d'ici la fin de l'année, reste toutefois soumise à la condition de l'obtention par Capgemini d'un nombre d'actions représentant "au moins 50,10% du capital social et des droits de vote d'Altran", précise le communiqué.

Je continue à penser que c'est un prix attractif et qu'il n'y a pas de raison de le changer.
Paul Hermelin
PDG de Capgemini

Fin juillet, Capgemini s'était montré confiant dans sa capacité à réussir son offre au prix de 14 euros par action malgré l'irruption du fonds activiste Elliott dans son capital. Elliott, qui a acquis des "equity swaps", avait fait savoir le 12 juillet qu'il n'avait pas l'intention à ce stade d'apporter à l'offre ses actions Altran, marquant le premier accroc à cette opération destinée à renforcer Capgemini à la fois dans le conseil en technologies et aux Etats-Unis. "Je continue à penser que c'est un prix attractif et qu'il n'y a pas de raison de le changer", avait déclaré le PDG de Capgemini Paul Hermelin à des journalistes fin juillet, rappelant que le prix de 14 euros représentait une prime de 30% sur le dernier mois précédent l'annonce de la transaction.

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