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Google Docs, nouveau fer de lance de l'e-résistance

Près de 10.000 personnes assistaient ce week-end à la manifestation "Black Lives Matter" à Bruxelles, en face du Palais de Justice. ©Photo News

Le logiciel de traitement de texte en ligne du géant de Mountain View est désormais devenu un outil clé de l'activisme mondial. Et ce, grâce à ses possibilités en matière collaborativité.

Même pas chiffré, sans nécessité d'authentification et même pas conçu pour la cause... et pourtant, en l'espace de quelques jours à peine, il est devenu le fer de lance de l'e-résistance.

Son nom? Google Docs. Oui oui, l'outil de traitement de texte en ligne du géant américain bien connu.

En effet, depuis la semaine dernière, alors que les manifestations vont bon train de par le globe suite au décès de l'Afro-américain George Floyd, l'outil a priori banal s'est imposé comme centre névralgique où tout partager: des listes de livres sur le racisme aux modèles de lettres aux membres de la famille de la mort de l'Afro-Américain George Floyd et aux autorités, en passant par les listes de fonds et entités qui acceptent les dons, rapporte en ce début de semaine la publication tech du MIT.

Pas une première

En cause? Une plus grande efficacité et une meilleure accessibilité qu'un Facebook ou un Twitter. Ce qui explique qu'il ne s'agit pas d'une première dans ce genre de lutte. En effet, du mouvement social écologiste international Extinction Rebellion à la vague #metoo encourageant la prise de parole des femmes afin de faire savoir que le viol et les agressions sexuelles sont plus courants que ce qui est souvent supposé, nombre sont les exemples où le service s'est retrouvé au premier plan.

Et ce, car les documents qui y sont partagés peuvent être vus (et modifiés, si l'autorisation en est donnée) par tout le monde. De manière anonyme. De quoi en faire un outil précieux pour la mobilisation de masse, surtout en ces temps de pandémie de coronavirus.

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