La crise creuse un peu plus l'écart entre mondes physique et numérique

Parmi les grands gagnants de la crise, les services de nourriture par abonnement à la Hello Fresh ou les services de livraison de courses à domicile. ©BELGAIMAGE

Le confinement aura amené les Belges à se tourner encore un peu plus vers les services numériques. Et ce, surtout en matière de divertissement, d'e-commerce et de réseaux sociaux, résume McKinsey.

Au rang des enseignements de la crise, le numérique tient une bonne place au classement. En effet, il ressort d'un vaste coup de sonde mené par McKinsey dans le pays que l'adoption des services en ligne a bondi de quelque 10% en période de confinement parmi les Belges, comparé à six mois auparavant. Avec un corollaire, à savoir que les utilisateurs – surtout parmi les 35-44 ans (qui ont pu agir pour le compte de leurs enfants ou de leurs parents) – se sont laissé tenter par plus de possibles qu'auparavant, passant des commandes de nourriture en ligne, ou essayant de trouver des informations sur leurs voyages annulés par exemple. Ce qu'ils ne faisaient pas tous jusque-là.

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L'adoption des services en ligne a bondi de quelque 10% en période de confinement parmi la population belge.

Parmi les grands gagnants de ce nouvel élan? Les réseaux sociaux, le divertissement (Netflix, jeux vidéo,...) et les courses en ligne principalement. Et ce, notamment, grâce à la réponse qu'ils ont permis d'apporter à un nécessaire isolement demandé par les autorités afin de limiter la propagation du virus. Quand, du côté des banques par exemple, les conséquences en termes d'acquisition de nouveaux utilisateurs furent limitées, "du fait qu'il en va de services déjà matures en matière de digital, où d'importants investissements ont été consentis dans le produit lui-même à travers les années, mais aussi dans la migration des clients", évoque Tom Pluym, associé au sein du cabinet de consultance et responsable de l'étude.

Nouveaux utilisateurs… et consommateurs.

Cette familiarité nouvelle de nombreux Belges avec le monde connecté s'est accompagnée d'une réalité pour le moins intéressante pour l'économie, soit que près d'un nouveau consommateur en ligne sur deux a dépensé pour la première fois. Surtout dans l'alimentation et la mode.

La crise du coronavirus aura amené plus des Belges à consommer en ligne.

Et, autre bonne nouvelle, près de 70% des sondés se disent prêts à poursuivre sur cette voie, malgré la réouverture du monde physique. "Ce qui représentera un grand challenge", selon Tom Pluym. Et pour cause, "si rien n'est fait par le monde économique pour tirer parti de cette nouvelle donne, cette proportion se traduira sûrement moins dans la réalité; par contre, si les entreprises du pays parviennent à surfer sur la vague, l'intention pourrait bien se matérialiser en une adoption structurelle".

Avec pour conclusion que, donc, l'e-commerce de demain sera surtout ce qui en sera fait. De son côté, le consommateur, lui, est prêt. Et globalement satisfait de ses expériences nouvelles, ressort-il aussi de l'enquête menée auprès de plus de 1.200 Belges, âgés de 18 à 85 ans. 

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