portrait

Larry Ellison, le milliardaire play-boy intéressé par TikTok

Selon le Financial Times, Oracle est entré dans la course pour le rachat de TikTok. Un nouveau défi pour son cofondateur Larry Ellison.

A 76 ans, Larry Ellison continue à renifler les bonnes affaires. Le Financial Times rapporte qu’Oracle, le géant de l’informatique qu’il a cofondé, est en pourparlers pour acquérir les activités américaines, canadiennes, australiennes et néo-zélandaises de la plateforme de vidéos TikTok.

Toujours en guerre commerciale avec Pékin, Donald Trump a donné 90 jours à ByteDance, maison-mère du réseau social chinois TikTok, pour revendre ses activités aux Etats-Unis. Jusqu’ici, Microsoft apparaissait comme l’acheteur potentiel le plus crédible. Mais l’arrivée dans la course d’Oracle, dont le cofondateur s’entend bien avec le président américain, pourrait changer la donne.

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A la tête d’une fortune estimée à 68,4 milliards de dollars par Forbes en 2019, ce qui ferait de lui la septième personne la plus riche de la planète, Larry Ellison a une réputation sulfureuse. Lui qui a abandonné la fac deux fois est devenu un titan de la tech aux dépenses extravagantes.

Formé sur le tas

Larry Ellison est né dans le quartier populaire du Bronx à New York, en 1944. Sa mère célibataire le confie bébé, alors qu’il souffre d’une pneumonie, à son oncle et sa tante à Chicago. C’est là qu’il grandit et démarre ses études universitaires. Il ne les finira jamais.

CV Express

1944 : Naissance à New York

1966 : Arrivée en Californie

1977 : Création de la start-up qui deviendra Oracle cinq ans plus tard

2010 : Promesse de donner 95% de sa fortune avant sa mort (suite au "Giving Pledge", appel lancé par Bill Gates et Warren Buffett aux personnes les plus fortunées)

2014 : Démission de son poste de PDG d’Oracle

En 1966, il rejoint la Californie. Le jeune homme de 22 ans veut marquer le coup en faisant la route au volant d’une Ford Thunderbird turquoise. Direction Berkeley, au cœur de la future Silicon Valley. Naviguant entre les petits jobs, il se forme à l’informatique et à la programmation.

Le déclic intervient lorsqu’il est embauché par la société d’électronique Ampex, qui à l’époque construit une base de données pour la CIA. Son nom de code ? "Oracle". En 1977, Larry Ellison fonde une start-up dotée de 2.000 dollars de fonds seulement, Software Development Laboratories, avec deux partenaires, Bob Miner et Ed Oates. L’entreprise sera rebaptisée Oracle en 1982, comme le nom de sa base de données phare.

Folies

La croissance est rapide. Quatre ans plus tard, Oracle, fort d’un revenu de 55 millions de dollars, entre en bourse. Après une mauvaise passe entre 1990 et 1992, due à ce que Larry Ellison décrira plus tard comme "une incroyable erreur commerciale", la société se remet à flots.

Prises de bec avec la concurrence

Dans les années 1990, la société Informix ira jusqu’à placer un panneau publicitaire "Attention aux dinosaures" devant le QG d’Oracle. Depuis les années 2000, Ellison est en conflit ouvert avec son ex-protégé Marc Benioff, qui a quitté Oracle pour Salesforce, une start-up devenue un géant dans laquelle Larry Ellison avait investi.

Sa fortune grandissante lui permet quelques folies : il se passionne pour les courses de yachts et sponsorise l’équipe de voile Oracle Team USA qui remporte la Coupe de l’America en 2010. En 2012, il rachète même 98 % de l’île hawaïenne de Lanai. Il possède aussi quatre splendides demeures en Californie et à Rhode Island. Et il est le patron du tournoi de tennis d’Indian Wells.

Après avoir mené plusieurs acquisitions judicieuses dans les années 2000, Larry Ellison commence à se mettre en retrait. En 2014, ce père de deux enfants, divorcé quatre fois, démissionne de son poste de PDG. Il reste le président et directeur technique d’Oracle aujourd’hui encore. Sa réputation de play-boy jet-setter continue à le suivre. Sa petite amie actuelle, l’actrice et mannequin Nikita Kahn, a 29 ans.

Investissements personnels

Larry Ellison a personnellement investi dans plusieurs projets parallèles à Oracle, comme Tesla, dont le patron Elon Musk est un "ami proche". Il a aussi connu des échecs, comme avec Theranos, la start-up de tests sanguins qui a fait un flop en 2018 quand sa fondatrice Elizabeth Holmes a été accusée de fraude.

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