Le Centre belge de la cyber sécurité est sur les rails

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Les attributs de l'organe chargé de coordonner la lutte contre les cyber-attaques en Belgique ont été publiés vendredi par arrêté royal, au Moniteur belge. Dernière étape : trouver le "big boss" qui parviendra à fédérer les force de l'IBPT, de la police fédérale et de la sécurité d'État.

 

Cyberpirates, cyberespions, tremblez. Un an après que l’idée ait germé dans la tête du gouvernement (Di Rupo à l’époque), le Centre belge de Cybersécurité est sur les rails. L’arrêté royal instituant l’organe qui devra coordonner la lutte contre les cyberattaques à l’échelle nationale a, en tous les cas, été publié vendredi au Moniteur.

Un appel à candidature devrait suivre dans les semaines qui viennent, "en vue du recrutement d’un ou d’une futur(e) directeur/trice et de son personnel", indique-t-on auprès du politique suivant la procédure.

Fédérer les troupes

Au total, "8 millions d’euros seront consacrés dans le cadre du budget fédéral 2015", selon le détail fourni par le Premier ministre Charles Michel, dans une récente interview à la Libre. Avec une mission que d’aucuns jugent aujourd’hui comme primordiale suite au hacking connu notamment l’an dernier par Belgique ou plus récemment par le Ministère des affaires étrangères.

Concrètement, le Centre pour la Cybersécurité Belgique (CCB), "supervisera, et veillera à la mise en œuvre de la stratégie belge", précise l’exécutif dans son arrêté royal. Il "gérera une approche intégrée des différents projets relatifs". Il assurera encore "la coordination entre les services et autorités concernées": publiques (comme la cellule "criminalité informatique" de la police fédérale et le régulateur télécom IBPT responsable de la sécurité des réseaux) ou privées comme la cybercoalition mise en place à l’initiative de Belgacom au côté de la FEB, il y a quelques semaines.

 

Cherche "big boss"

La Belgique du web qui attend depuis longtemps une ligne conductrice en la matière, applaudit. Reste le défi de trouver la personne idoine pour la gestion. "Il faudra quelqu’un qui a une autorité légitime et morale par rapport à toutes les entités chapeautées, tout en maîtrisant assez la technique et le jeu politique", profile un spécialiste des enjeux pointant la visibilité du poste.

Pour le package, l’arrêté royal publié vendredi précise: le directeur du CCB, dépendra de l’autorité directe du Premier Ministre et sera assimilé à un agent de l’État de la classe A5. Il gagnera entre 100.000 et 120.000 euros brut par an.

"Un peu chiche", jugent certains pour un super-gendarme, ultime responsable du cybercrime "dont la zone d’action couvrira tout de même la capitale de l’Europe et l’Otan". Cela ne rendra le casting que plus difficile. Mais pour l’administration, le faible nombre de personnes rapportant directement à la fonction, ne pouvait légitimer un mandat de "top manager", justifie-t-on.

 

 

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