Lernout & Hauspie: le volet civil à nouveau reporté, 17 ans après la faillite

©BELGA

C'était il y a 17 ans: l'entreprise technologique gantoise fait faillite après s'être retrouvée au coeur d'un scandale de fraude à grande échelle. Et l'histoire n'est toujours pas terminée.

17 ans après la faillite, l'histoire n'est toujours pas terminée. Le volet civil de l'affaire de fraude autour de la société Lernout & Hauspie (L&H), dans lequel le montant des dommages et intérêts doit encore être évalué, est à nouveau reporté, selon la cour d'appel de Gand. Les chances des parties civiles d'obtenir une quelconque somme d'argent sont réduites car la Cour de Cassation a confirmé l'arrêt par lequel la cour gantoise est déclarée incompétente pour prendre acte des réclamations contre le réviseur d'entreprises KPMG.

→ Les faits: 

L'entreprise technologique flamande a fait faillite il y a 17 ans après s'être retrouvée au cœur d'un scandale de fraude à grande échelle à l'été 2000 après que des irrégularités eurent été signalées dans la comptabilité.

Le 20 septembre 2010, la cour d'appel de Gand avait condamné les fondateurs Jo Lernout et Pol Hauspie à cinq ans de prison chacun, dont deux avec sursis.

Le traitement du volet civil n'a débuté qu'en 2014, après des procédures en cassation. Plus de 15.000 parties civiles ont réclamé un dédommagement, dont 2.733 sans avocat.

Les parties civiles espéraient surtout une condamnation du réviseur d'entreprises KPMG, qui au contraire d'autres prévenus, disposerait de moyens financiers suffisants pour payer. L'entreprise avait été acquittée sur le plan pénal mais un de ses collaborateurs a été condamné à une amende.

La cour d'appel de Gand a par ailleurs estimé que KPMG ne devait payer aucun dommage et intérêt et son collaborateur non plus. La cour a jugé que seuls six anciens directeurs, dont Jo Lernout et Pol Hauspie, entraient en ligne de compte pour une indemnisation.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité

Contenu sponsorisé

Partner content