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Les marges d’Econocom épatent le marché, le titre bondit

Le groupe présidé et dirigé par Jean-Louis Bouchard a vu son action grimper de 10% ce vendredi matin. ©Antoine Doyen

Malgré un chiffre d’affaires semestriel en faible progression, Econocom a vu son résultat courant s'envoler de 40%.

Le marché a salué, ce vendredi matin, les résultats semestriels dévoilés par Econocom hier après-bourse, le titre grimpant de 10%, à 3,64 euros.

Si le chiffre d’affaires du spécialiste de la transformation digitale des grandes entreprises et des organisations publiques affiche une croissance limitée à 1,7%, son résultat opérationnel courant, lui, a bondi de 40%, à 62,3 millions d’euros. La rentabilité s’est améliorée de 140 points de base pour atteindre 5%.

Le groupe a repris, par ailleurs, le chemin de la croissance externe en acquérant une participation majoritaire dans la société Trams au Royaume-Uni. Cette dernière emploie 40 personnes et a généré, l’an dernier, des revenus de 42 millions de livres.

"Le chiffre d’affaires est parfaitement en ligne avec nos attentes, mais la rentabilité a connu un bel essor ce qui nous amène à augmenter notre objectif de cours à 3 euros."
Thomas Couvreur
Analyste chez KBC Securities

Targets relevés

"Le chiffre  d’affaires est parfaitement en ligne avec nos attentes, constate Thomas Couvreur, de KBC Securities, mais la rentabilité a connu un bel essor ce qui nous amène à augmenter notre objectif de cours à 3 euros, contre 2,9 euros avant." "Une nouvelle majoration est certainement possible si nous voyons ces revenus et ces marges maintenus", ajoute l’analyste. Son conseil reste toutefois à "conserver" étant donné la visibilité limitée.

Target également relevé chez Degroof Petercam ("acheter") qui passe de 3,75 euros à 4,1 euros. Les résultats du premier semestre ont surpris positivement du côté des marges, observe Kris Kippers, qui voit beaucoup de potentiel dans ces dernières. "La dernière partie des mesures de réduction des coûts porte ses fruits, tout comme la concentration sur des contrats plus rentables", explique-t-il.

Gouvernance et communication

David Vagman, d’ING ("conserver"; 3,1 euros), salue également le bond du résultat opérationnel, mais juge que cela est quelque peu compensé par une dette nette qui atteint 217 millions d’euros alors qu’il tablait sur un chiffre de 157 millions.

"La reprise des acquisitions est également quelque peu discutable compte tenu de l’histoire récente."
Kepler Cheuvreux

Il constate également qu’Econocom reste vague dans ses prévisions se contentant de rappeler sa capacité  à délivrer une croissance soutenue et durable dans les prochaines années. Mais peut-être en saurons-nous davantage lors d’une réunion planifiée pour le 2 septembre.

Enfin, chez Kepler Cheuvreux ("conserver"; 3,35 euros), on concède que les fondamentaux de la société semblent s’améliorer mais, aux yeux du broker, la communication financière et la gouvernance restent une préoccupation. "La reprise des acquisitions est également quelque peu discutable compte tenu de l’histoire récente."

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