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Quand YouTube fait le ménage

Gui Home, un des Youtubeurs belges les plus suivis ©youtube

YouTube a arrêté de placer des publicités sur des sites recevant moins de 10.000 visites pour tenter d'empêcher leurs propriétaires de gagner de l'argent par le biais de vidéos agressives ou piratées.

Mauvaise nouvelle pour les "youtubeurs" en herbe. Le réseau de partage de vidéos détenu par Google a décidé de faire le ménage. Dorénavant, les chaînes YouTube qui obtiennent moins de 10.000 vues n’auront plus accès à la manne publicitaire du géant du web. Selon le bureau d’étude Pex, cité par une étude mentionnée par le Wall Street Journal, cela concerne 88% des chaînes, soit 5% du total des vues comptabilisées sur la plateforme.

Des petits malins piratent les contenus des youtubeurs à succès pour doper leur audience.

Pourquoi YouTube serre-t-il ainsi la vis?

deux raisons. D’abord, parce que des petits malins mal intentionnés piratent les contenus des youtubeurs à succès pour les exporter vers leur propre chaîne et ainsi augmenter leur audience et donc leurs revenus publicitaires. Ensuite parce que c’est souvent sur ces microchaînes que l’on trouve le plus de contenus nauséabonds. "Ce nouveau seuil de 10.000 vues nous permet d’obtenir assez d’informations pour s’assurer de la probité du site, assure Ariel Bardin, responsable de la gestion produit chez YouTube. Cela permet également de nous assurer que ce site se conforme à nos règles éthiques et publicitaires."

YouTube entend ainsi faire face à la désaffection des annonceurs irrités de voir les publicités s’afficher aux côtés de contenus peu reluisants. En Grande-Bretagne, des agences de pub (Havas), des annonceurs (RBS, HSBC), des médias (The Guardian, la BBC) et même le gouvernement ont décidé de suspendre leurs pubs sur YouTube, après avoir découvert que leurs annonces étaient parfois insérées autour de contenus antisémites, incitant à la haine ou faisant l’apologie du terrorisme. Le boycott s’est étendu aux Etats-Unis.

Désormais, YouTube sera plus regardant. À ces mesures, il prévoit d’ajouter des procédures de pré-examen pour les nouveaux créateurs. Lorsque leur chaîne dépassera les 10.000 visites, les vidéos seront passées en revue pour vérifier si elles se conforment aux principes édictés par la plateforme. D’aucuns déploreront que ces nouvelles limitations risquent de décourager les jeunes talents en herbe qui comptaient sur ces revenus pour financer leurs investissements en matériel. Mais c’est sans doute le prix à payer pour juguler parasites et autres fraudeurs.

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