Un empire qui se diversifie

La domination de Google, parfois fragile, s'étend à d'autres marchés. ©Bloomberg

Ultra-dominant sur la recherche en ligne, le groupe tente néanmoins de se placer sur plusieurs autres marchés, comme la diffusion de vidéos ou la télévision sur le net.

Comme nous l’évoquions dans notre édition du 15 octobre 2010, l’une des caractéristiques de Google, c’est sa capacité à élargir tous azimuts le spectre de ses activités. Ultra-dominant sur la recherche en ligne, le groupe tente néanmoins de se placer sur plusieurs autres marchés.

À commencer par son entrée remarquée sur la diffusion de vidéos, avec le rachat de YouTube en 2006. Un site que le groupe a d’ailleurs bien l’intention de développer encore via son offre Google TV, adaptée aux écrans de salon et supposée débarquer en Europe d’ici quelques semaines.

Si ce portail est clairement le plus connu dans notre région, il n’en fait pas moins face à une sérieuse concurrence sur l’ensemble du marché francophone avec Dailymotion, pendant que de nombreux petits acteurs lui disputent sa mainmise, principalement en Chine et en Russie.

Une position pas si solide

Deux pays où l’on peut d’ailleurs voir Google sérieusement peiner pour même imposer son moteur de recherche. Plus connu de tous ses adversaires: Baidu, véritable institution en Chine. Aux États Unis, la part de marché plafonne à (un très respectable) 60%, impactée par la présence grandissante de Bing, le moteur de recherche développé par Microsoft et la présence encore importante de Yahoo!. À l’échelle mondiale, Google est par ailleurs de plus en plus concurrencé par Facebook, qui glane énormément de temps de connexion et devient une réelle source de visibilité sur le web.

Là où Google accroît par contre continuellement sa part de marché, c’est au niveau de la téléphonie mobile. De fait, le système d’exploitation Android, proposé gratuitement aux fabricants de smartphones, grignote de plus en plus de parts de marchés et a même dépassé récemment celle d’Apple aux États-Unis. Un sérieux relais de croissance dans la mesure où le marché du web mobile et des applications payantes est particulièrement porteur. Deux segments qui doivent permettre à Google d’étendre son marché publicitaire, qui représente actuellement plus de 95% de son chiffre d’affaires.

Parallèlement le groupe tente de se placer fortement sur le marché du commerce en ligne.

Après avoir confirmé son intérêt pour le rachat d’Opodo, portail dédié au tourisme, Google serait désormais sur les rangs pour le rachat de Groupon, véritable phénomène du web en 2010. Un jeune géant du e-commerce pour lequel le groupe serait prêt à dépenser plus de 5 milliards de dollars. Ce qui constituerait la plus grosse acquisition de Google parmi la vingtaine déjà effectuées en 2010.

Si un tel rachat devait intervenir, et la persistance des rumeurs le suggère, Google pourrait se placer très fortement sur le commerce online en profitant de son impressionnante force de frappe sur le web. Enfin, Google semble accorder beaucoup d’importance au secteur de l’énergie renouvelable, dans lequel il investit massivement depuis quelques années, mais sa position y reste encore franchement anecdotique.

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