Un incubateur chinois qui a des ratés au démarrage

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Situé à Louvain-la-Neuve, le China-Belgium Technology Center (CBTC) doit devenir une nouvelle vitrine de la Wallifornie qui gagne. "Devait", selon certaines sources proches du dossier.

Logé sur un site vallonné et champêtre de 8 hectares, le CBTC doit être inauguré – dans sa première phase – à l’automne 2020. Fruit d’une collaboration célébrée en grandes pompes entre la province chinoise du Hubei, l’AWEX, l’UCLouvain et l’intercommunale inBW, son objectif initial est d’ouvrir une porte d’accès aux entreprises chinoises vers la Belgique. Et vice-versa.

"Difficile, avec autant de points négatifs, de trouver des occupants."

L’incubateur doit à terme intégrer un centre d’affaires all-in incluant un espace de coworking, des bureaux et des laboratoires, un centre de conférences et un hôtel de 170 chambres. La construction phasée a débuté en 2017. Au terme des trois phases prévues, le parc d’affaires "pourrait" accueillir jusqu’à 200 entreprises et 1.500 emplois, à la fois européens et chinois. Depuis le lancement du projet, la vie n’a pourtant pas été un long fleuve tranquille dans les champs qui jouxtent le magasin Oh! Green local. L’actionnaire majoritaire devait initialement injecter 200 millions d’euros. Mais selon certaines sources, l’homme d’affaires à la tête de la filiale chinoise aurait eu quelques démêlés avec la justice et c’est le pouvoir provincial qui aurait repris la main.

"Les travaux sont à l’arrêt. Plus rien ne bouge. Et la commercialisation n’est vraiment pas du gâteau", explique un expert du marché local. En cause: "Une conception globale en dépit de tout bon sens et du marché. Le nouveau parc d’affaires se trouve en dehors de tout, sans accès direct aux transports publics, et l’offre de parking y est bien trop réduite. En plus, les surfaces de travail sont trop vastes et tout manque de luminosité naturelle. Aux étages inférieurs, les employés, assis à leur bureau, n’ont aucune vue sur l’extérieur. Difficile, avec autant de points négatifs, de trouver des occupants", soupire-t-il. Aux dernières nouvelles, on aurait aussi abandonné l’idée de planter un hôtel en plein champ.

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