200 millions d'euros pour la nouvelle attraction de Disney

©BLOOMBERG NEWS

Disneyland Paris lance sa nouvelle méga-attraction familiale: Ratatouille.

Disneyland Paris a pris livraison cette semaine de Ratatouille, une attraction d'un coût record en Europe, qui n'existe dans aucun autre parc Disney dans le monde et sera inaugurée le 10 juillet.

L'exploitant Euro Disney a déboursé plus de 150 millions pour cette attraction inspirée des aventures de Rémy, petit rat gourmet se rêvant en grand chef d'un restaurant parisien et héros du film Ratatouille sorti en 2007.

Le groupe espère qu'elle dynamisera l'activité. Disneyland Paris reste la première destination touristique privée en Europe mais a néanmoins perdu un million de visiteurs l'an dernier, repassant sous les 15 millions.

Comme la Tour de la Terreur inaugurée en 2008, Ratatouille est implanté dans le Walt Disney Studio, l'un des deux parcs de Marne-la-Vallée.

Autour de l'attraction, un quartier entier a été recréé avec des rues parisiennes et un restaurant. Une boutique ouvrira aussi à l'automne.

L'investissement total dépasse les 200 millions d'euros, a appris l'AFP, un record dans le secteur des parcs d'attractions en Europe. Le projet a duré cinq ans et mobilisé plus de 4.000 personnes.

"Ratatouille est un vrai pari. C'est la première fois que Disney prend le risque d'implanter une attraction majeure sans l'avoir d'abord testée dans un parc aux Etats-Unis", relève Sophie Huberson, déléguée générale du Snelac, le grand syndicat de la profession.

Le visiteur, installé dans une "rat-mobile", véhicule en forme de rat, et équipé de lunettes 3D entre dans la peau du petit rongeur de Pixar. Il s'immerge pendant près de cinq minutes dans un univers surdimensionné et suit Rémy dans ses tribulations à un rythme effréné, entre les cuisines et la salle du restaurant.

L'attraction joue sur les cinq sens. Le visiteur se retrouve plongé dans le froid d'un frigo, confronté à un poisson de 7,5 mètres de haut et un jambon d'une tonne, mais il ressent de la chaleur lorsqu'il passe sous un four.

Disneyland met en avant "une combinaison inédite" d'innovations technologiques et d'effets spéciaux. Les "rat-mobiles" ne circulent pas sur rails mais sont guidées par balise sur un sol magnétique. Des projections vidéo ont lieu en 3D sur écrans géants. Etc.

Dans le restaurant Chez Rémy, où tout est surdimensionné, une table prend la forme d'un couvercle de pot à confiture... Au menu ? De la gastronomie française et des produits à 80% français, promet Disney.

Ratatouille représente 200 emplois nouveaux (opérateurs, techniciens audio-vidéo, animateurs, serveurs, commis de cuisine...) chez Euro Disney, qui compte 15.000 salariés.

 

 

A savoir

L'année 2014 restera dans les annales. Jamais autant de parcs à thème, d'attractions et de spectacles n'ont été lancés en Europe et les investissements ont atteint un record, dans un secteur où ils sont vitaux.

Rien que pour de nouveaux manèges, plus de 500 millions d'euros ont été investis, indique l'Iaapa, l'association internationale du secteur. C'est "sans précédent", selon Karen Staley, la vice-présidente des activités européennes.

L'Europe compte environ 300 parcs, concentrés surtout sur quatre pays, le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne et l'Espagne.

Le champion de l'investissement cette année, c'est Disneyland Paris. Le numéro un européen du secteur inaugure début juillet une méga-attraction "Ratatouille" et tout un quartier dans son Walt Disney Studio pour plus de 200 millions d'euros, du jamais vu en Europe.

"Ce n'est pas la course aux armements...", dit Dominique Hummel, le patron du Futuroscope. Pour 6 millions d'euros, le parc cinématographique près de Poitiers a lancé juste avant Noël sa "Machine à voyager dans le temps", une animation autour des Lapins Crétins.

L'allemand Europa Park, numéro 2 européen avec près de 5 millions de visiteurs en 2013, a lui lancé début avril sur 8.000 m2 sa plus grande attraction indoor depuis son ouverture en 1975, "Arthur au Royaume des Minimoys", en collaboration avec le réalisateur Luc Besson.

Nouveau spectacle, nouveau décor, nouvel hôtel 4 étoiles, nouveau restaurant... Le Puy du Fou en Vendée, dans l'ouest de la France, investit 20 millions d'euros en 2014, après déjà 10 millions en 2013.

Au programme aussi, de nouvelles montagnes russes en Autriche, en Allemagne, en Norvège, en Suède et jusqu'au petit parc français Nigloland, qui s'est offert l'un des plus importants grand 8 d'Europe en avril, pour 8 millions d'euros, son record personnel.


Trois naissances sont aussi prévues en 2014: à Sotchi sur le site des JO, à Rome (Cinecitta) et en Alsace (nord-est de la France), où un parc "aérien" ouvre en juillet sur la thématique du Petit Prince.

Pourquoi tant d'effervescence ? Parce que les parcs de loisirs attirent. Plus de 150 millions de touristes internationaux en fréquentent chaque année pendant un séjour à l'étranger. Et que investir, c'est rester rentable!



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